Je vous conseille la première Oeuvre de Mercan Dede, la 1 ère partie !

 

 

 

Antre de tous les délires
J'entre à tes vagues enté
Délivrant l'esprit suri
Des ineptes entraves
Fascinantes fantaisies
Vos appels insensés
Me rivent à nos bordées
De cristal et de parfums
A ces dérades infinies
Aveugle je mise l'instant
Sur le parvis de l'Azur
Et des justes inconnues
Un brin de vie soyeux
Pour dernière rime
Qui nous accorde
Au paradis des illusions
Perdues  Au coeur de la bise
Telle sera la devise
De la nuit que tu convies
Depuis le zénith et le Nadir
Qu'importe le sens
L'envol ou la chute
Consomment au large l'oubli
Et nient l'ombre fatale
Un vaisseau m'emporte
Ton vaste dos solitaire
Aura sainement courbé le mien
Baissé le regard de l'humilité
Allégé et toujours soulagé
Du lourd fardeau de durer
Ton univers de libertés
Et de toutes les rigueurs
Esquisse l'insigne délivrance
En toi qui me ramène hasard
Des légèretés passagères
A l'oiseau qui demeure
Songe tournoyant d'un A-Dieu
Inestimable joyau des mots
Claire la pensée l'errante
Qui naît de nous tardée
Au ressac des années
Cette pulsion qui vient
A l'unisson du coeur
Sourdre comme la source
A tes côtés  je me rapproche
De l'infini de l'ailleurs
De l'après sans jamais
Redouter le passage
D'entre les détroits les caps
Les furieuses lames des îles
Et les bourrasques mugissantes
Il est une voix familière
Au vaste cantique de l'Azur
Qui vire et largue à temps
L'ancre et les amarres

Ne plaignez, ne pleurez pas le Marin ;  l'azur et l'éther dont il s'abreuve siéent à l'Esprit, à l'horizon sans fin d'un mot, d'un verbe, du silence  et non aux viles contraintes d'une prison de chair

!...

MARIN - Pensées dégénératives vers l'amer -  Ecrit en l'an ???? d'une autre aire : la Mer et son Champ de réclusion perpétuelle !

 

 

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Monsieur Claude MONET