REPRISE_

 

RUN 

Oui, sûrement, beaucoup de choses ! La mer oscille entre vide, néant et plénitudes ! Qui ne saurait en effleurer la mane perdrait le vrai sens de l'Ether, de l'Azur, des intouchables harmonies ; d'où tous ces écrits que je verse à bord d'un courant très secret, l'Océanisme ! Adieu vat,  messages à la mer, souvenance à jamais bercée que l'éternel garde aux confins de l'oubli ! Point n'est besoin de notoriété, de piedestal pour penser et écrire, heureusement ... Mais écrire, oser, dire, relater, partager ne serait-ce qu'une once d'éternité, de vérité sans fard, un regard du passage bien souvent hagard que nous empruntons sans en décéler parfois les sublimités ! Il est vrai que le macadam, les vitrines, les micocosmes sont plus gratifiants que les humbles dons d'une Nature et d'une humanité aux cultures défaites et aux abois tonitruants 

!

 

Ne blesse pas l'inclination ni le port des pensées
Ne retiens pas à la source leur flot d'images
Depuis les geôles qui grondent et qui isolent
Ose  prend ton envol  Marin  fût-il irrévocable
Mais par les lames qui t'emportent dévale
Hèle à l'unisson des moutons et des cimes
Le temps des vents  Les nues ne pressent pas
Qui jamais ne laissent d'en parfaire sereines
Les linéaments  de bercer un songe d'infini
A l'horizon de choyer les ailes des anges
Et tu vas courant sur les lumineuses brisées
Des plus humbles souvenances  Ô Marin  chante
Grave encore à l'encre d'écume le parchemin éthéré
L'empreinte que tu ne saurais un instant heurter
Ainsi de la fluxion des amours sans point ni fard
A l'instar d'une vague éternellement magnifiée
A laquelle tu te flanques sans en brusquer
Les boucles et l'indicible sourire d'antan
Comment dire la louange caressante sans le silence
Que tracerait la solitude frangée d'un sublime dessein
Lorsque à toujours plane et dérive l'aurore
L'ébauche féerique des ineffables alliances
Un instant délivres-en l'âme et le chant
Pour Elle  pour l'Être  enfin pour le Destin
Qui renaît au seuil ondoyé de la fuite  Un éclair
Aura tranché la bride de la Folie   Abattu le cours de la rafale
Et tu te rendras exsangue  en ton infinie viduité
Régénéré  au royaume des perpétuelles légèretés

§ 

MARIN - A bord de la Folie, mon honorable compagne  ... Ne pas transmettre  le Lien  ! 

 

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