Les livres que l'on n'ouvre pas
sont murés dans leur silence 
il arrive qu'ils nous fassent signe
et nous émerveillent 
tandis que la mutité des murs
nous repousse

il arrive aussi que les murs
l'éclair d'un instant 
deviennent comme des livres
des fenêtres ouvertes dans l'infini 

Et si la dernière porte de la mort 
s'ouvrait comme une fenêtre ouverte
aveuglée de soleil.

Proverbes du Silence et de  l'Emerveillement

- MICHEL CAMUS  - 

 

 

 

Le ciel des oliviers et des bruissantes ramures
Pour ultime vire  Le regard à jamais qui chavire
Dans l'abîme spleenétique des poètes maudits
Un parterre de fleurs au vent bleu qui frémit
Et l'âme enfin affranchie sourit au hasard furtif

Inflorescences des dunes innombrables se signant
Aux chants féeriques des étoiles et des Îles ocreuses
Vagues oeillades vers les multitudes qui te guident 
Et t'éclairent depuis l'infinité  Circonvolution des fleurs
Toutes les fois saisons ceintes du noble dessein
T'en souvient-il alors ici des lancinants accrocs du destin

L'instant cillé de perles t'absout  Iris   Éternel azur
Vertiges des antiques ivresses  Tu hallucines
Quelle jouvence  Vogue la palingénésique espérance
Aux bolées absinthes des marées de brumes
Et d'embruns indéfiniment que tu recouvres
Ô fabuleuses et labyrinthiques bordées d'antan
Le mythe lointain sourd  régénère un brin de sagesse
A la brillance et au fard éphémères de l'humble amer

Un parchemin feutré  Tu y cisèles de profondes intailles
Des gemmes de l'eau et du jade jaillit l'épure d'une aile
Ourlant et galbant vos métamorphiques pensées
Dis-moi  que confies-tu ainsi à l'acmé de l'envol
Toi l'insolent qui explores l'étrange ellipse  l'orbe insigne
Voués à la chute du commun accord des sens et qui dérives

Ainsi du sacre souverain des lames  Le temps n'est qu'un écho
Au halo de l'esprit en paix  des fascinantes vastitudes
Y gagnerais-tu à toujours la révélation des constellations
Une étoile qui te serait destinée parmi les Mânes du ciel

Est-ce la nuit  le jour  la noce sereine des extrêmes
L'euphorie d'un petit matin lumineux  au Ponant
Qui rougeoie et qui s'embrase  Et le ciel voyage

Arc unissant un amour de mirages en procession
Unitivement probable

Par les jeux sibyllins du prisme  du souffleur de verre
A bord des vents et des nues éployées
Depuis leurs pannes nonchalantes et qui s'invite
Au coeur de la tragédie  Le pacte des renaissances oscille
Entre liesse et douleur  L'enfer et le jardin d'Eden
Imperceptiblement  Commuant l'irrépressible Argo-rythme
En sempiternel retour

Silence inexorablement grevé  souvenir  Un à un
Entre mouvance et figement  se partagent obstinément
Les chars de la tempête  l'extravagance d'une folie
L'accord tutélaire de la grande symphonie de l'Un du Tout
Qui creusent et forcent à perdre haleine leur meurtrière
Plongeant sur le Ciel orphelin des vaines illusions
Entre Levant et Couchant la lumière fuse-t-elle
Comme au temps endeuillé des absides effondrées

 

MARIN 

2 ème Ecriture le 21.05.2014

- pour illustrer ces Images, Instants d'éternité ; aussi pour l'AmiGilbertAhui, un grand Voyageur dont les chemins également m'éclairent... Vous trouverez son Site étonnant à Droite, dans la Colonne des Liens : 1  Clic sur 

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