DOSSIER  

Corsica...Go56 s'est déjà exprimé ; un article dénommé : le Mythe de la Musculation ...

 

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Toutes et tous, suer à la Palestre et crouler  ! Améliorer l'indice de viande ...

 

De tout temps, du moins à travers cet âge circonscrit entre Antiquité et époque moderne, le Corps aura été l'objet de soins particuliers visant à le revigorer, le renforcer, l'optimiser en fonction du credo étrange et tentant des valeurs en cours et dominantes ... Il est aussi l'objet pur et simple des moyens et des techniques qui s'en emparent, reléguant à la portion congrue l'espace immense des libertés qui serait le sien,  si l'on n'attentait pas ainsi à ses joyaux ! Dans sa version moderne, l'exercce de la musculation relégué en salle répond parfaitement aux exigences d'une vie moderne totalement confisquée par les besoins d'un système de surproduction exacerbé dans sa démesure ...

Et pour causes, nous y revenons dans le cadre des Pratiques extrêmes et de Glisse pour pointer du doigt les dangers de la Musculation, à outrance, avec charges additionnelles, fût-elle abordée avec précautions et savoir-faire. En effet, bâtie sur des programmes totalement normés et contre Nature, la Musculation constitue à long terme, tout comme l'excés de Course à pied, de véritables dangers à l'encontre du corps, du système locomoteur dans son intégralité, enfin du métabolisme général de l'organisme ayant à assumer un type d'effort très particulier.

Fondé sur la Notion de Charges, de Travail musculaire, de rendement, de gain de productivité des indices de forces et des facteurs d'exécution d'ordre strictement physiologique, la musculation leurre et abuse  l'adepte qui s'y adonne, souvent les yeux fermés, ne retenant que les apports à la fois visuels et l'appréciation toute subjective des indices de formes acquis. Sachons toutefois que la Musculation serait une donnée culturelle récente dans ses formes d'exploitation et assujettie pleinement aux développement des techniques et des outils, - Machines de plus en plus électives et sophistiquées, traitant ainsi et au mieux  ce qui est advenu du  nouveau Corps-Machine !

Si à haut niveau, la Musculation s'avère décisive, - mais non nécessaire -,  ce n'est pas sans outrepasser les limites acceptables que le corps humain est en mesure de supporter ; ainsi  l'accoutumance, l'obstination, l'aveuglement du résultat, la performance toujours reculée,  sont autant de faire-valoir susceptibles d'aveugler non seulement la tutelle que le sportif.

On pourra toujours arguer des bases éminemment scientifiques du programme de musculation, des périodes d'entraînement en adéquation parfaite et totale avec le cours des rencontres compétitives, il n'en demeure pas moins que la Musculation, fausse-amie,  engage le pronostic et le capital santé de celle ou celui qui s'y adonne ! 

Que l'on mette en évidence les grosses blessures d'athlètes évoluant à haut niveau et, ayant pour complément de formation, un programme de Musculation des plus sophistiqués et rude .

Enfin, il est encore à prouver à quelle hauteur, la Musculation, avec charges additionnelles, améliore les indices de forces, de réactivité, et d'endurance / résistance à l'effort. Quel pourcentage serait à lui attribuer, en fonction d'une part du bagage génétique de tout un chacun, - spécificité des fibres musculaires -,  et, d'autre part, du suivi, du sérieux, de l'écart qu'il peut subsister entre le programme et les attentes, les caractéristiques du public ou de l'entraîné. Bien souvent, les instituts où se déroulent les séances de Musculation, aussi performants et outillés qu'ils puissent être, ne sauraient individualiser et caractériser le potentiel de chaque sujet et en suivre l'évolution !

Gageons également que l'environnement et la sphère autour desquels gravite la Musculation sont plus propices aux effets de modes et d'entraînement qu'à la vérification quasi scientifique et objective des effets de celui-ci.

Que deviennent concomittamment la diététique appropriée, les apports journaliers en nutriments, quels seraient les débordements connexes qui affecteraient la pratique de la musculation avec appareils ? De quels autres précautions, la Musculation doit-elle s'entourer afin d'en amoindrir les effets indésirables ? car il y en a bien ...

Quels sont les conséquences inhérentes à l'arrêt soudain, voire définitif d'une Musculation entretenue et pratiquée pendant le long terme, dès les plus jeunes âges ? Autant de questions importantes auxquelles il faut répondre, éclairer le sujet qui s'y prête, sachant que celui-ci s'engage sur des versants glissants, un rapport au corps totalement différent, à redécouvrir, avec son lot de nuisances et d'affects susceptibles de resurgir à plus ou moins longue échéance. Considérations générales et par trop digressives, me diriez-vous ? Non , pas vraiment, juste la réflexion d'un professionnel du sport qui n'aura jamais arpenté les rives dangereuses d'une pratique tout juste bonne à "  gonfler le moral des troupes en partance vers la sélection et l'outrecuidance du résultat " !

Mon témoignage sera celui d'un adepte des sports extrêmes, n'ayant pour seule formation initiale et spécifique, commune à toutes les pratiques,  que l'exercice sain du corps, sans aucune charge additionnelle ; sachant qu'à travers les pratiques de glisse très pointues comme peuvent l'être le Windsurf, le Kite Surf, l'Escalade, je me serais rendu compte, hélas ! trop tard, que le corps en lui-même recèlait des trésors d'adaptation, des marges énormes de progression, un potentiel inouï quant à tout ce qui touche la nature même de ses sources d'énergie musculaire et physiologique. On revient de suite à la pregnance du mental !

On ne bouscule pas le corps, on ne le charge pas, on ne s'adresse pas à son corps comme le Patron dirige une entreprise aux prises avec la compétitivité, le rendement, les cadences, les répétitions infernales, le nombre, le chiffre et les moyennes. Le corps est une entité à part entière qui s'écoute et se ménage dans le droit fil du confort et de l'aisance, au seuil toujours accessible de la motivation et du plaisir ! Le corps est bien fait pour cela, non pour se livrer à des séries mécaniques et coupées de la réalité, totalement séparées du contexte. Car qui nous dit que la loge musculaire, la Chaîne physiologique sollicitée soient en mesure de réstituer, lors des coordinations  séquentielles d'un mouvement,  les  apports visés lors de la Musculation ? Comment cibler, quantifier le transfert positif, négatif, les écarts aux prévisions ?

Le corps réagit à des fins d'efficacité et d'esthétique, - qui vont d'ailleurs souvent ensemble -, profondément attachées à l'intention et à la détermination de la réussite ! en cela, il mobilise les moyens et les opérations qui conviennent  le mieux aux conditions du moment et s'adapte en permanence. Laissons-le faire, ne commandons pas à notre corps via des moyens extérieurs, étrangers, trompeurs !

Et si d'aventure il nous importe d'augmenter nos indices et facteurs d'efficience motrice, ces  indicateurs de réussite incontournables, il nous faudra alors cadrer nos engagements, notre démarche, toute notre stratégie au sein du contexte porteur de la pratique, qui est le sien, là où nous avons l'habitude et l'envie de progresser, de dépasser ses propres limites, sans aucun moyen artificiel, ni leurre de circonstance et de mode.

Après avoir lu ce témoignage, chacun  sera libre d'apprécier, de partager ou pas, mais je puis vous affirmer que la Musculation me semble autant encline à conforter les valeurs superfaitatoires de notre temps effréné, de rendement exclusif et aveuglant que de développer en chacun d'entre nous ce regain, ces velléités  illusoires de force et de tonicité que l'on découvre en nous... Il y a bien d'autres moyens.

Revenez ultérieurement vers la suite de ce propos, avec force exemple que je prendrai pour corroborer le développement d'une Pratique à l'issue très controversée et préjudiciable pour le Corps !

Je terminerai sur ce point capital, un point qui à notre époque recadrerait et reconsidèrerait la Personne, non à travers une dualité corps-esprit excécrable mais plus vers cette symbiose, cette osmose propice à  redécouvrir le corps, un corps sain et équilibré : révélation de l'Esprit, de la Nature qui l'engendre et non l'inverse, un corps qui préserve une juste  temporalité !

On ne veut pas de ce corps maître de soi parce qu'il opterait pour l'allégeance à la machine, capable de contourner  et de fausser le cours des valeurs capitales, des richesses de l'unité, de l'entité personne, unique avant tout, l'Être que nous sommes, si différent l'un de l'autre ...

L'esprit, justement, grand décideur, en connaissance de cause des options, des chemins à prendre afin que le cours de l'harmonie ne soit jamais heurté mais bien ménagé, suivi, choyé, laissant au corps mille autres horizons où s'ébattre, s'éveiller, durer pleinement et naturellement !

 

MARIN - " Contribution d'un ami du Corps  " -

 

 

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Le corps mécanisé, instrumentalisé, parcellisé et l'indécente machinerie débusquant le moindre muscle à étoffer ; question de finalités, de temporalité où trône l'éphémère et le résultat . Le corps, objet et source du profit, valeur marchande parmi le bien de consommation ...