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Il est partout sans que l'on puisse le voir 

 

FRAGMENT

Je reviendrai un jour cotoyer l'écume d'une rencontre au  lumineux sillage !  Serais-je encore plus léger ? Entre deux ondes largement octroyées depuis le ciel et le Ponant, partout et nulle part... Oubli, anathème, je m'ancrerai alors profondément mat sur l'échiquier de l'Azur !

j'y aurai vu et traversé  des chateaux d'eau dans les albâtres de la tempête. Ils  défiaient, ils provoquaient  l'ère de la folie en  ceignant  les récifs de l'amer, en  les adoucissant... Au loin, le silence ondulait, frisait l'essence virginale et parfumée  de la Mer en beautés !

L'hiver, pareil à l'être ému, frissonnait comme au temps des vertes vallées, des torrents des Ecrins et des pierres amassées  en chemin ; ainsi de nos mots pèlerins, des pensées étendues  sur le parvis de l'éternel !

Ô regards, vastités, mondes apaisants où s'égarer, muser encore un peu plus ! Et de  s'en remettre à la miséricorde de la Fée Bleue et d'une étoile qui m'eussent nommé plus tard dans le coeur des petits enfants perdus à quelques encablures   ... Etions-nous maudits, au point de ne jamais plus nous revoir

?

MARIN - Pensées à bord de la Tempête - 

 

 

!