DSC05522

 

 

Fuyant le tumulte percutant des artères  le souffle de l'hydre de fer
Qui se contorsionne sur l'asphalte et le bitume chauffés à blanc
Il glisse au-dessus des crêtes sans les heurter   imperceptiblement
Au coeur d'un silence feutré   lien  entre l'azur de la mer et du ciel
Scène éthérée  insolite  quelque miracle ressuscité de l'homme sain
Qui marche sur l'eau  toisant la moindre entrave sans frein   Une aile
Anime l'exil et le royaume du grand peuple migrateur et des îles
Et c'est sur fond de blocs  de rivages pétreux   entre figements et flots
Qu'il trace d'une rive à l'Autre  le dessein et l'épure de la traversée


Ainsi d'ouvrir encore une fois  les yeux sur le monde des origines
Décliner  ne serait-ce qu'un instant  le fil harmonique de la voie
Quand d'accompagner le périple d'un songe aux confins de la clarté
Il n'est plus là de césure ni de rupture qui vaillent mais l'allant fluide
Tant allégi  Vol loin des pesanteurs  tranchantes de l'acier et des armes
Alors de ne point chasser  dériver  virer  mais être révélateur de vie
Sans la marque ou le sceau qui eussent contrer la trace du temps

§

1 ère Ecriture le 01.06.2076

 

 

DSC05520 (1)