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Cette évocation,  consacrée à un  Peintre et à ses Marines splendides

 

WINSLOW HOMER

24.20.1836 / 29.09.1910

comptant parmi ceux qui m'auront le plus marqué ! A partager sur cet espace, quelque modeste ressenti, loin du cadre techniciste de l'étude et de la maîtrise, tout en émotions, celles d'un petit marin

!...

 

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Ce plain-chant de lumières et de couleurs, ces instants que le temps, l'éternel berce comme une pensée couchée sur la grève d'une toile, aux  doigts d'un Peintre qui va,  recouvrant les champs purs d'un monde à part !

 

 

 

 

 

 

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Une sonate, aux doigts du pianiste, qui sourd  et chantonne telle la source des estives !  La mer, essentiellement nocturne, aurorale et si claire à la fois, au-delà des collines de verre, des brisants, emplissant le ciel de suppliques et de confidences...

 

 

 

 

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La mer, à la fois silencieuse et figée, tumulte rugissant, que les traits d'un pinceau et de l'huile comblent de respect, d'humilité, enfin d'amour ! Car il ne serait là que la scène fondamentale de l'homme, au coeur de la nature et des éléments, ces paradigmes perdus ,ces harmonies antédiluviennes et fondamentales  que tout un chacun porte en lui.

De la touche légère de l'aquarelle, aux traits épais de l'écume et des vagues, le peintre se fait chantre d'un univers sans âge, fascinant, redouté, où la solitude magnifie le dialogue avec l'ange, aux noces de la Terre et de la Mer, de la vie et de la mort, de l'ombre et de la lumière.

Les flots, tels des joyaux, aux prismes rares des gemmes et du cristal de roche, de la tourmaline, enivrent la peinture. Elle  n'aura de cesse de réchauffer et de rapprocher l'imaginaire de l'homme sensé, d'éclairer en définitive la voie sur laquelle il aura retrouvé non les raisons d'être mais ces  divines folies de créer, de concevoir, de prier, d'aimer, au-delà de tout... Extra-vagances ...

C'est en silence, dans le recueillement des mugissements de la mer que l'on se confie, là, le Ciel, à portée d'un regard, sans qu'il eût fallu Le voir.

Alors, perdu dans l'immensité, un doris, une prise, le filet garni de poissons, ce détail de la vie que l'on extrait des ouïes ;  la mer à la peau sombre, diabolique, glauque et mystérieuse, entre reflux et pentes redoutables, les masses d'eau inimaginables saisies dans la légèreté d'un vol que l'on confère à l'oiseau marin : envoûtement, souffle, emprise ou étreinte, l'âme du Marin, éperdument attirée, algorithme impénétrable où lutte et harmonie indéfiniment s'accordent comme principe et révélation élevant l'Esprit de la Matière ouvragée, sacralisée, à l'orée du Mythe. La caverne commuée, transcendée en une rare destinée, accomplissant le dessein humanité.

Une silhouette dans la tourmente questionne le grain, la main sur le chapeau pour dire la tempête, l'absence peut-être, lourde comme une chape de brume ocreuse, et l'essence de l'existence qui s'en est allée, fabulant une poussière dans le vent.

Et la quintessence du Silence, cet adieu, les flots, les vagues, un chagrin, une joie

MARIN

!

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