RIVAGES_III__1_

 Qui nous révélerait ... Nous suivrions  la voie les anges de sable et d'écume, les créatures transcendées  par les champs virginaux de l'azur que souligne le vol des sternes. Et demeurer  le coeur tout coi, subjugué, comme figé par l'alchimiste de la beauté et de la solitude ! Ô légende de nous ramenée du mythe, si loin des des cavernes

!

Je ne cesserai jamais d'écrire la terre, l'Île de Corse,
Avant qu'elle ne sombre dans l'amère nostalgie
des temps révolus respectueux de la pierre blanche,
Des ardoises et des schistes verts de Genèse.
Je soulignerai à l'encre bleue ses contrées de raretés
Qui auraient été à tout jamais plongées et noyées
Dans les arcanes communes des clichés surfaits ...!


Voyez avec moi, comme si le désert et le reg
Avaient été tout proches !
Que d'univers accomplis recèle l'Île de Corse !
Ainsi de ces voyages au coeur d'une dimension sans nombre
Que d'aucuns  nommeraient lumières féeriques, ombres vraies,
Embruns des cascades de vents et des vagues
Dunes fraîches enivrées de musc et de myrrhe 
Parvenues des confins de l'Orient,
Autant d'essences mirifiques que la mer et la terre comblent
Sous les voûtes de l'azur immensurable
Et que le Ponant embrase.


Évoquer ainsi la terre des caps et des vallées,
Ces tombants ineffables arrimant les archipels
Et leurs îlots depuis les cimes auréolées de neige
D'aubes rougeoyantes. Les coteaux et les vignobles
Lissant l'adrêt des collines ocreuses et pierreuses
Qui moutonnent vers l'infiniment bleu  de la mer de Ligure,
De la mer Tyrrhénienne de la Grande Mer !


Lieux de tous les extrêmes et d'absolu hasard ;
Combes oniriques, fée des charmes mystiques
Où l'âme verse dans l'océanique langueur
D'un songe d'été à l'orée de l'éternel,
Aux sages promesses de renaissances,
Lorsque par les tutélaires livrées de l'Amont
Je suis la voix d'un sillage porteur du message.


Je veillerai, gardien et témoin des fresques précieuses,
Des mosaïques antiques posées sur le parvis de l'éternel
Qu'un souffle illusionne, caresse et lustre en fusant

 

 

MARIN 

1ère Ecriture -  Terre d'Ex-Île - 

 

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Il y a pour vous une terre
Faite d’hivers qui pleurent
Une terre où les heures passent sans compter
Même lorsque septembre revient
Trahir chaque lumière

Pour vous, il y a une terre
Peuplée de montagnes inquiètes,
De mains meurtries et d’orages
Furieux de n’avoir pas surpris 
Les hommes

Il y a pour vous une terre
Mordue par les journées brûlantes 
Et le froid de ses nuits sans fin
Une nuit où s’épousent éternellement
Et la nuit et la foi et l’enfer.

Pour vous il y a une terre
Mer, invasions, désert
Une terre qui ne se donne
Que lorsque cèdent les digues de l’indifférence
Il y a une terre... c’est tout !   

 

A FILETTA