RIVAGES_III__1_

 Qui nous révélerait ... Nous suivrions  la voie les anges de sable et d'écume, les créatures que transcendent   les champs virginaux de l'azur  et que souligne le vol des sternes. Et demeurer  le coeur tout coi, subjugué, comme figé par l'alchimiste de la beauté et de la solitude ! Ô légende de nous ramenée du mythe, si loin des des cavernes

!

Je ne cesserai jamais d'écrire la terre    l'Île de Corse
Avant qu'elle ne sombre dans l'amère nostalgie
des temps révolus      respectueux de la pierre blanche
Des lauzes et des schistes verts de Giraglia
Je soulignerai à l'encre bleue ses contrées de raretés
Qui auraient été à tout jamais plongées et noyées
Dans les arcanes communes des clichés surfaits


Voyez avec moi   comme si le désert et le reg
Avaient été tout proches 
Que d'univers accomplis recèle l'Île de Corse 
Ainsi de ces voyages au coeur d'une dimension sans nombre
Que d'aucuns  nommeraient lumières féeriques   ombres vraies 
Embruns des cascades de vents et des vagues
Dunes fraîches enivrées  de myrrhe 
Parvenues des confins de l'Orient
Autant d'essences mirifiques que la mer et la terre comblent
Sous les voûtes de l'azur immensurable
Et que le Ponant embrase au couchant


Évoquer ainsi la terre des caps et des vallées,
Ces tombants ineffables arrimant les archipels
Et leurs îlots depuis les cimes auréolées de neige
Et d'aubes rougeoyantes      Les coteaux et les vignobles
Lissant l'adrêt des collines ocreuses et pierreuses
Qui moutonnent vers l'infiniment bleu  de la mer de Ligure
De la mer Tyrrhénienne          de la Grande Mer 


Lieux de tous les extrêmes et d'absolu hasard 
Combes oniriques     fée des charmes mystiques
Où l'âme verse dans l'océanique langueur
D'un songe d'été à l'orée de l'éternel
Aux sages promesses de renaissances
Lorsque par les tutélaires livrées de l'Amont
Je suis la voix d'un sillage porteur du message


Je veillerai  gardien et témoin de ces  fresques précieuses
De ces antiques  mosaïques  ancrées  sur le parvis de l'éternel
Qu'un souffle illusionne     caresse et lustre en fusant

 

 

MARIN 

1ère Ecriture -  Terre d'Ex-Île - 

2 ème Ecriture le 01 Février 2022 

 

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Il y a pour vous une terre
Faite d’hivers qui pleurent
Une terre où les heures passent sans compter
Même lorsque septembre revient
Trahir chaque lumière

Pour vous, il y a une terre
Peuplée de montagnes inquiètes,
De mains meurtries et d’orages
Furieux de n’avoir pas surpris 
Les hommes

Il y a pour vous une terre
Mordue par les journées brûlantes 
Et le froid de ses nuits sans fin
Une nuit où s’épousent éternellement
Et la nuit et la foi et l’enfer.

Pour vous il y a une terre
Mer, invasions, désert
Une terre qui ne se donne
Que lorsque cèdent les digues de l’indifférence
Il y a une terre... c’est tout !   

 

A FILETTA 

 

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