Jim Morrison

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Que ne suis-je encore   lorsque de virer de bord
Ne sachant plus où aller  désabusé   Vaste est la  Voie

A l'entour   au seuil de l'abîme   déclinant
le pari abrupt et l'insondable invite des vents

Le vide et le néant submergent       Une vie
Je n'oublie rien     Des-illusions que l'azur diluvie

Et n'avoir de cesse de franchir une muraille
De cristal      Oser les corridors d'un sas étrange

Aucun être cher        si peu d'attaches  ici-bas 
Comme si un souffle glaçait un corps à la dérive

Qui du Tout   depuis le néant     mène l'éphémère vaisseau
au-delà  des sens

 

Dolente résonance      profond est le  labyrinthe
A ciel ouvert    la Nuit              Une voix dérisoire et lointaine

Me dit que je ne trouverai  ici plus aucun maux
Laisse-toi aller       Ne  pose jamais  de question

S'affranchir de toute pesanteur
Au royaume essentiel des substances légères

Au  vertige        Au nimineux d'une passion
A la Folie   Aux écarts de l'ivresse et ses  dives clartés

Que je m'ente à  l'onde duelle et diaprée  
Errant sur la vire   d'un suicide latent

Renaître ailleurs   nulle part   
A ce viatique      comme au  mal aux mondes qui lancine

Tragiquement vrai      Le glas  des tutelles blessées  sonne
Le règne des parjures   à l'Alliance et au Pacte

 

Ineffables écrins         L'harmonie
Embrassait jadis       le plus beau des desseins

Avant  que de  m'appendre aux lames    préludant
L'Ether      Tel l'ego qui  se perd     Entre deux amers

Eloge de  la fuite      Le Cogito n'est plus de mise
        Je sais   que je n'aurai jamais rien su      Ainsi des Pensées

Déliquescente livrée  de moi   Pauvre hère de l'absinthe
Poétereau   Je gis une vie  de logorrhées maudites

  

Piètres  pantomimes     l'exil  m'est un puits
La chute en-chassant l'ombre du mythe et des cavernes

La souvenance  pour ultime  margelle   
Je me rends à la foi   pareil à l'inédique 

Naufragé      J'arpente l'enfer au paradis
Des paradigmes     La mécréantise  des infidèles

Qui hantent comme ils détournent sournoisement
Depuis les collines   le mince filet de la source

 

Je suis       Sur la mer  criblée
De la nuit de pierre     hôte  des métamorphoses   

J'aurai tant voulu fuir    Que l'obscur me retienne
Entre les bras d'une Île     qui ne mentirait jamais

  

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MARIN -  Navigation solitaire -

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2 ème Ecriture le 03 Mai 2021