A coups de rêves vagues
Je me rends à la nuit
Profonde et lointaine
A l'essence en volée
De l'aube et des vents
Que fascinent
D'enivrants ébats

Nos pensées éthérées
Là dans le dénuement
Infini de l'embrun
Comme une perle
Auront cristalisé à l'ancre
Des désirs éphémères
Et gouttent aux suavités
Légères   à l'étrange épure
D'un sillage ailé

Ô desseins de l'onde
Destinez-moi au probable
Éveil  de la Nuit 
Vers l'autre rive
Une seule illusion de Lui
Suffit à éclairer
L'Océan
Obscur qui me parle
De Ses fidèles vérités

A force de vagues songes
Je me livre nu
Les sens vaincus
Enfant du baptême
Rêve que l'empyrée
Ondoie sans raison 
Unitivement
Infime révélation

A force de rêves vagues
Vastement labyrinthiques
J'allais m'allégeant
De ce mal aux mots
Grevés  
De la fuite et des chutes
Que je pansais
A coups de rêves
Vides        et je divaguais 
Quand de n'être    plus rien 

§

MARIN -  1 ère Ecriture  -  A force de Rêves, les songes naufragent dans la Nuit Profonde  ...

 

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