OPETH 

Giraglia_002

 

 

 

 

 

 

 

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En amont    les chars du Ponant
les adrêts ensoleillés
La mer  et ses lointains
D'Îles et d'étoiles
Déjà mortes       courant   é-perdues
Ne l'aurait-elle jamais
Autant tenté    ailant
Une bordée  et sa  folie
Vers les rives d'un songe
Infiniment suave et bleu

Les lames sous le vent
Blanches et vaporeuses
fabulent obstinément
Et sans fin l'alacrité
Du silence     de la nuit
Les hyménées manquées
Aux mouvances laiteuses
D'un sidéral figement
Et L'éternité     dense
Ciel retissu des vents  danse 

Lorsque unitivement
L'oiseau du large
S'invite à l'ascension 
Des anges de l'amer
Solitaire et comblé
De chant onirique
Réconciliant les nimbes
Aux jalousies des ciels
Depuis si longtemps
Outrageusement damnées

Un dialogue  sourd 
Une pantomime lasse
Que l'océan dépasse
Il rompt aux liens ténus
De la souvenance
A l'emprise des sens
Qui l'eussent retenu
Ou Hélas soustrait
A ces heures lénitives
En fuyant sa cagée
Loin des zones cloaquales

Pour ultime dessein
Il délivre  l'essence vraie
De l'amertume à la mer
Puis s'épanche   Substance infinie 
Et divague   Ombre 
D'une onde  vaguement
Dune parmi les dunes
Sur le désert liquide
Où les pas à jamais
Ne se comptent
Ô vain sillage
Que ne jugerais-tu
Un grain de sable
Une goutte d'eau

Autant de la voix
Labyrinthique et sourde
Du jeu de la mort
De la violence
Ces partages incessants
Que le destin commande
A l'harmonie
A la rupture
Eau-delà de l'émoi
A l'orée de la foi
Pour le visage profilé
D'un dessein parfait

Étrange dimension
Que l'effusion révèle
L'espace transversal
d'un  unique éclair
Et n'avoir été que
Le sain
Jouet de l'Eau-Delà
Espérant de l'ellipse de la parabole
Quelques reflets
Psyché-déliques
La silhouette délurée
Des illusions cachées
Un sourire évanescent
Sur la mer bossuée

 

§

1 ère Ecriture - D'une folle dérade vers l'Eau-Delà  -

2 ème Ecriture en cours, avant de cingler, définitivement cinglé ! ...

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