F . CHOPIN - NOCTURNE - 

 

LE_GRAIN_II__3_

 

La mer est de velours
Et le grain innombrable
Pluie et embrun
Étouffent l'orgue des vents
Comme les multitudes
De flocons étreignent
La stridulence des cimes
Depuis leur chant
De désolation 

Le désert ne vainc-t-il pas
Lorsque l'océan des  dunes 
Emprisonne le souffle
De la tempête de sable

Ainsi des hautes vagues
De la  nuit en plein jour
Sous les nues de givre
d'une illusion  qui  blêmit
En sombrant

Fascination étrange
De ces maints dédales
Où  fuse l'instant 
L'ode au silence 
Me vaut cette pensée

Les voiles de la tourmente 
Ondoient sur la mer
Aplanissant sans fin
Un sillage hérissé  de maux
Traîne obstinante
Au faîte de la désolation

Ô cruel ressouvenir
Trois Petits Enfants
Que le marchand de pluie
Emportent chaque jour
A jamais 

!

MARIN - Naviguer sous grain - Pensées vers E - C & M -

1 ère Ecriture, en cours !...

2 ème Ecriture le 66.122.20555

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