Ce n'est qu'un rêve
Aux longues bordées  bleues
Une autre nuit qu'élève
L'azur ondé et fastueux
Des vents tempétueux

Un écueil s'isole
Et c'est toute la mer
En hyperbole
Qu'enivre l'amer
Qui brise et parabole

Comme un rappel
Ô lointain îlot
Veille matelot veille
Au grain blanc à l'ocelle
A l'engeance cernée du flot

La Mer te fut  Marin
Enfin miséricordieuse
Lorsque claire et impétueuse
Elle décida d'un destin
Où  fuir  sans fin

Et à travers les ciels
Aux rives d'un seul horizon
Comme l'onde célestielle
Tu vagues au diapason
De l'éternité  d'un prénom

Non je n'accuserai pas
A mon second naufrage
La Mer mais les faux pas
Que l'âge noie au large
Et que le trépas décharge

§

1ère Ecriture le 29.02.1806 , en cours !...

 

 

Ulmetu_Temp_te_

Un jour, vers Ulmetu, la mer était blanche et fumait ; pour seuil et accueil, il n'y eut que les arbres et les flots ... La berge, le rivage avaient disparu sous l'écume abondante d'une marée de tempête hors du commun. Au large, les écueils brisaient et tonnaient, indéfiniment, en vain, en guise de Tout. Une aile, une voix dans le vent traçait le sillage de la désespérance ; d'où ces pensées surgies en mer, à bord du chaos que les éléments magnifient, comme la source étanche le pèlerin anonyme des abîmes et de la solitude 

Marin, à mes Petits Enfants, plus tard