Pascal PETITHORY disparaissait en mer, il y a déjà deux mois et demi, au large du Cap d'Agde ! Combien lui étaient attachés ses enfants, dont Amaury, ici, très concentré sur son Atelier- Simulateur, et qui se souvient

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Amaury_

Amaury à  l'Entraînement !  L 'atelier va sûrement évoluer et devenir très très efficace, n'est-ce pas Amaury  ? Je suis sûr qu'il sera orientable, suivant les vents ... Autant, avc ton Skate, tu vas concevoir un système oscillant, 100 % Vagues !

 

MESSAGE 

 

Amaury, je vois combien tu es astucieux !
Ce petit atelier qui te rappelle à la suspension
Au coeur de la glisse tractée  sur la mer
Me laisse à la fois étonné et très impressionné ...
Quelle re-trouvaille et pour peu que tu en relèves les attaches,
Tu pourras alors mieux tenir le flot et les vents plus forts.
J'aimerai bien t'accompagner et te livrer tous mes secrets.
Mais j'habite trop loin et le voyage serait trop long
Car je l'imagine uniquement à la voile ...
La mer et les vagues sont si hautes autour de notre Île
Que nous nous devons jamais de connaître toute  la mer,
De l'affronter, lorsqu'elle se déchaîne, sous la pluie, l'hiver.
Il faut que tu saches combien la mer est immense
Et le marin qui l'emprunte si petit, tellement fasciné
Et rien, Amaury, rien ne pourra nous rendre invincibles
Face au tumulte de la tempête, au déluge des vagues.
Si un jour, en mer, à vive allure,
Tu retrouves et tu accompagnes les belles bordées de Pascal
Sache qu'il sera toujours à tes côtés pour te dire de rentrer,
De mettre un terme sage à tes sorties devenues  trop longues
A tes jeunes évasions, au sens de tes joies et de tes jeux avec l'eau,
Et cela, bien avant la fin du jour, que le temps ne se gâte !
Je tenais aussi à te dire, Amaury,
Moi qui n'ai plus de petits enfants, combien j'admire
Le lien merveilleux et bleu que Pascal aura en toi noué
Et qui à Lui te rive comme un vrai au revoir.
Peut-être qu'un jour, ta Maman te fera lire ce petit mot,
Les pensées d'un vieux  Marin orphelin
De ses petits enfants. Mais avant cela,
Que le jeu, l'émotion, l'espace azuré d'un vaste chant 
Te soient solides repères, ces hauts amers
Qui sur l'océan de ta vie  se montreront  lumineux et bons
Pour toi et tous les proches qui t'entourent et
Qui t'aiment, pour ne jamais te perdre !
Tu n'es pas seul, Amaury, parce que le Monde de la mer
Comme une onde de silence nous porte ; et c'est bien ainsi
Car au loin, tout près, il est tant de gens, de frères
Tels toi et moi que la mer aussi rassemble.
Ainsi d''une vraie Maman qui panse toutes les blessures
Dont tu pourrais souffrir sur la " Longue Route ".
Voilà, Amaury, on ne se connaît pas, mais sur la Mer,
Il suffit d'une main tendue, d'un mot ... Pas vrai ?
Que ta Maman lise avec et pour toi ce petit texte d'un Grand Papa,
Pareil à  Pascal, ivre de mer et d'horizons,  libres
Pour que tu ne sois pas seul et demeures très prudent.
Et surtout ne crains rien ! Car que fait la Mer sinon nous bercer.
Je veux que tu gardes cette image en toi, pour Elle pour Lui, pour Vous tous

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MARIN, pour AMAURY et tous ses Proches