L_AUTRE_RIVE_

 

POÈME A NE PLUS RIEN DIRE
LA-BAS VERS L'AUTRE RIVE


Est-ce à la vie que le grain blanc attente
Pourquoi y penser  Marin  quand il force
Le dictamen à en souligner les contours
Que me vaudrait l'issue sans la lumière
L'Ether que l'amour quête en vaguant

Par-delà  les linceuls neigeux de l'embrun
Une présence les rudesses d'un rivage
Au regard qui me suit telle une ombre
Notre gage est sain indéfiniment sillage
Des boucles de vent au large évaporent
Une promesse et pourtant l'improbable
Par les canons graves des orgues marines
Au sein du plus proche de tous les ciels
Nous destine au grand choeur cyan

Et je la sais lasse qui vibre pourtant
Toutes les fois soupirant à l'envi
Lorsque mon aile diluviée palpite
D'entre maintes lames inextinguibles
Puis émerge des vallons et des cimes
Que les bourrasques millénaires arasent
En creusant la mer en effanant ses versants irisés

Ô vertiges des psychés déliés   l'Eau-delà
Peut encore attendre  et toi   âme soeur
Consens-tu à la manne d'une rencontre
Aux horizons mirifiques  à l'alcyon

Que n'oserais-tu d'autre  Marin   livré aux nuées
Du Suroît le vent fou de l'absence
A ces  transes houleuses  et leurs sources vives
Autant de réclusions hiémales
Vaincraient-elles le temps et l'obsession

J'irais caressant un dessein  l'épure d'une Île
Frôler l'adieu balbutiant un mot fragile
Qui t'aime et nous ressemble à jamais
Je vire l'ancre d'un geste gauche et vain
En guise d'envolée séraphique  déjà létale
Si peu me chaut désormais le sort  pers
Le message de l'amer  Ce qu'il en coûte de parier ainsi

L'arcature insensée en son radieux faisceau
Nous rassemble encire plus haut puis sourit
Tel un point ultime accorde nûment
Le lendemain à la numineuse migration
Des flots impavides filant sous le vent
Au hasard   Comme la trame et la chaîne
Sur le métier charment en silence 
L'insigne beauté  d'une fresque blanche et bleue

Un vaste océan pour unique harmonique
Qu'anime en cet instant euphonique
Tant de clartés   Nous aurait-il distancés
Y devinerions-nous  l'autre rive  l'éternel ?
Que l'ivresse de ses clairières  me soit raretés
Dès l'aube alliances qui nous prédestinent 
Et nous illusionnent  au-delà de tout 

§

MARIN

- L'Autre Rive - En 1 ère Ecriture, depuis nos réclusions ...!

2 ème Ecriture - En cours  - ! à revoir et clarifier les desseins du texte