CONFRONTATION - ARENA  - 

 

Elève-moi   encore un peu  Que ton souffle hyalin
Par-delà les vagues dunes   purifie nos horizons
L'embrun est un vertige qui  fascine et m' émeut
Respiration perpétuelle  avalanche que signent 
Les nues de sable accourant là où ta rumeur 
Sonde le silence  Et les vastes déserts geignent
Comme ils hèlent le magicien un sidéral alchimiste

Que ne serais-je d'autre que ce naufragé rivé
Aux chemins des étoiles que tu traces l'hiver
D'une rive à l'autre  Comment ne pas halluciner
Quand tu souffles un verre à nul autre pareil
Où pétillent l'ocelle et la moire iridescente
Une claire destinée   un sillage en guise d'espoir
S' offrent sereins à tes sublimes écrins de cristal

Ainsi d'une Rose  des fées ivres que tu affoles
Et dévêts à l'envi aux sacres des saisons en choeur
Ainsi d'un euphonique ballet où la mer et la terre
Se cherchent indéfiniment   fêtent leurs épousailles
Puissé-je compter parmi tes fidèles enfants de coeur

Que ces vains mots ne suffisent jamais à dire ample
La respiration où s'amble la nuit qui m'absente
Re-naître passager à tes traînes   Quelle autre folie
Eût soulagé la réclusion et l'oubli  à perpétuité
Toi l'étreinte comblant un vide immensurable
L'indicible aura ceignant dès  l'aube l'antre des limbes

 

§ 

MARIN  -  ère Ecriture - A bord du vent ...

 

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