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AU MILIEU DE LA LAIDEUR 

Le Système aura détruit le Climat, n'achèvons pas la Terre

!

 

Un peu de blancheur, de sérénité ! cela existe-t-il encore  ? Un essaim de quatorze aigrettes évoluant dans ce qui était il y a quelques décennies le plus beau, le plus attachant des Golfes Insulaires, avec ses contrastes minéraux des plus lumineux et variés, des rivages à faire pâlir d'envie nos homologues africains, des eaux translucides et si poissonneuses, encore propres. 

Quelques arpents de roches attardent ces oiseaux limicoles ; plusieurs enclaves lacustres voisines les retiennent pour  émerveiller peut-être un enfant sensible à la beauté, à la complétude de ces lieux dont on imagine encore aisément les harmonies bafouées et dépassées !

Tuf, routes et macadam sur ce qui était les plages, bâtis en tout genre, murs de parpaings, décharges, ordures, ruines de bétons immondes, détritus et engins de chantiers épars, plastiques sur la grève, pancartes énormes et si nombreuses sont là et trônent, sans doute pour afficher la domination de l'homme roi et du fric  sur la terre ; et non contents de se l'arroger, de massacrer le visage et les traits du bord de mer, l'anarchie patentée caracole en ce domaine, partout.

Ah, oui ! certainement, l'encart publicitaire clair et coloré, que les filtres et les effets spéciaux du photographe auront pris soin d'exalter, de pointer.  Les contrastes détonnants séduiront certes la clientèle, une clientèle soucieuse d'authenticité et de nature après 11 mois de labeur et de cité, mais aussi bien dupe dès lors qu'elle ne se soucie guère de la qualité de notre cadre de vie, en périodes de vacances et, pour causes évidentes et compréhensibles de repos et de sérénité.

Mais ici, on se gausse, on se gargarise, on se " satisfécite " à  l'envie, tout en fermant les yeux des compromis sur les rudesses que l'on inflige au cadre de vie, à l'environnement, au devenir galoppant d'un individualisme forcené ... Tout est beau, propre, idyllique, édénique !

Mais quelle ingratitude que celle de voir à quel point on tire de la Mère - Nature de gigantesques bénéfices en la laissant, lentement, mourir et  déchoir aux côtés des miasmes, victime de la négligence, d'une exploitation outrancière des parties dites communes et du patrimoine populaire,  par les effets des prébendes.

Tout est à repenser, à revoir, à imaginer ! Mais au grand jamais de poursuivre dans cette voie sous peine d'assister à l'éviction pure et radicale de nos horizons, de notre bord de mer, de nos campagnes lacérées et zébrées de hauts murs en agglos, de nos vallées d'altitude, de ces visions qui faisaient jadis le bonheur et l'émerveillement de toutes et de tous, à commencer par nos anciens, Pêcheurs ou Agriculteurs, éleveurs et autres Artsians des plus soucieux de  la TERRE !...

Une terre, un territoire et ses terroirs, une micro-région, une vallée même, se doit de pérenniser  son visage d'antan, avec tout ce que la modernité peut leur apporter de constructif, d'esthétique et d'éléments positifs d'intégration, d'outils sains et durables.

Que signifie un Pays, où chaque jour , le cancer d'un " progrès  " technologique ronge mètre par mètre l'espace naturel, envahit et souille, défigure et s'étale, rejette et entasse, pollue sans vergogne, travestit les caractères de nos villages, rampe d'une agglomération à l'autre, tandis que l'on peaufine une pléthore de ronds-points.

La spécificité de notre Île réside principalement dans la grande distribution  et la villégiature saisonnière ! Cet El Dorado de l'immobilier a des conséquences.  l'Aménagement du territoire est et sera une dominante de notre futur. De ce constat découleront  les effets d'une population multipliée  au centuple, l'été, et pour corollaires inévitables : d'irréversible dégâts causés par l'insuffisance des politiques d'aménagements de l'espace et de traitements des déchets endogènes et exogènes,  ( Mer :  plastiques, hydrocarbures, Déchets tout azimut )

!!!

 

 

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CORSICA...GO56,

POUR LA NATURE, ET APRES, POUR L'HOMME