VERS_IVINDO_

Ce ne sont pas nos cours d'eau vomissant des millions de tonnes de miasmes dans l'océan et la Grande Bleue.

 

 

Regardez ce Film, l'étincelle qui dans le regard des guides témoigne non seulement d'une certaine fierté, mais plus encore d'une volonté inébranlable de louer un don de la Création :  

LA VIE ET  LA TERRE DE TOUJOURS

 

LA GRANDE FORÊT

 

La Vidéo, ce Film splendide, d'une grande série consacrée au

GABON

a été retirée et ne peut plus être ici visionnée, à notre grande décéption 

!

 L'OR VERT de la Forêt et surtout, une volonté politique de pérenniser ce Patrimoine de l'Humanité ... L'intelligence et la sensibilité, l'attachement et surtout l'amour d'une Terre de racines inextricables font le creuset d'une autre approche du Milieu, de l'Interactivité positive NATURE / HOMME.

Des images merveilleuses de ces contrées fascinantes, parce que primaires, intouchées depuis des centaines de milliers d'années et laissées comme telles.

Des leçons à recevoir dans ce domaine de la part  d'un petit pays, certes très riche quant aux ressources naturelles, mais qui aura fait aussi le choix de la Nature, de la Préservation, de la mise en valeur, le pari de la raison et de l'intelligence, qui sait, de la sobriété chère à P. Rabhi.

 

MES SOUVENIRS DU GABON - 1970 / 1974

Je vécus plus de quatre années à Libreville, capitale du GABON. Sans aucun doute, les plus belles années de toute ma vie ! et il n'y en aura pas d'autres. J'avais entre 14 et 18 ans et demi. Loin de fréquenter la population  occidentale,  je  choisis de parcourir la brousse, je fréquentais le peuple Gabonais, ses enfants, cela, grâce à mon Ami : Jean - Pierre !  Nous évoluions en Pirogue, taillée dans l'Okoumé ...

J'aurais là-bas été fasciné par la magnificence de la Nature, des cours d'eau, de la Forêt primaire, ces rivages déroulant à l'infini la blancheur des sables que semblaient lisser d'un commun accord  l'écume et les palmes des cocotiers, les branches des badamiers. Les billes de bois retenaient mon attention, notre vigilance lorsqu'elles s'échouaient en tonnant le long des plages immenses du pays. La saison des pluie était terrible, angoissante, inéluctablement prodigue !

Je n'aurais jamais rencontré par la suite autant d'harmonie que dans ces villages de pêcheurs, au bord de la mer, vers la Guinée, ou plus près, aux abords de Libreville, de l'autre côté de l'Estuaire du Kango, vers Pongara et Gombé. Une propreté qui nous giflerait, une intégration exemplaire au milieu !

Un voyage en 403 à Lambaréné, sur les rives de l'Ogooué nous perdit sur les pistes de latérite, au coeur de ces forêts dites primaires. De très grands moments qui marquent, pour l'existence, un autre regard posée  sur elle, sur l'autre, aussi !

Je nourris très vite un  respect profond, presque ancestral pour les invites d'une Nature solennelle,  à la fois luxuriante mais aussi exposée aux dangers de la faune et de la flore endémiques. Si des atteintes à l'environnement se faisaient de plus en plus pressantes, elles demeuraient fort heureusement localisées et très marginales.

Aujourd'hui, force est de constater que les Gabonais auront opté pour la mesure, la réserve, la protection de ce que l'on peut appeler :  un joyau sur la Planète : 

LA GRANDE FORÊT 

Des espaces protégés, des Parcs où résidera sans doute la quintessence de la vie animale et végétale africaines ! Un exemple en construction, un modèle, une volonté affichée et semble-t-il relayée par le Peuple Gabonais, partout, pour toujours. Ils le savent, auront expulsé le Chinois vorace.

L'eau, le bois, l'osmose des éléments, la beauté transmuée en splendeurs, les moires du fleuve, les chutes ineffables où Genèse poursuit son oeuvre magistrale, indicible. Et au coeur de cet Eden à visage Planétaire, une foule, des myriades d'espèces élèvent le Choeur et le Chant général de la Création. C'est l'Univers de la Canopée, la respiration de la terre entière !

Que sommes - nous  devenus en Europe aux côtés de ces volontés inflexibles de Préservation et de mise en valeur ? Que faisons-nous chez les bien - pensants qui font  se côtoyer la Laideur et la Réserve, l'une et  l'autre imbriquées, condamnant l'Etant ...

 Nous roulions entre deux murs de Forêt, gagnant lentement les rivages Nord du Gabon jetant de splendides regard vers la Guinée Équatoriale ! La nuit, les éléphants barrissaient, les singes criaient, les oiseaux hululaient.

Des hommes et des femmes sur la plage, au clair de lune, assuraient la subsistance de toute une communauté en péchant au crin. A l'aube, les pirogues glissaient sur la mer étale, les filets pleins. Il en était d'une pêche précautionneuse, tant artisanale. A quelques mètres de là, les enfants pêchaient dans le ruisseau des Crevettes Missalas, à la nervure de palmier nouée en noeud coulant ! Les eaux étaient translucides, odorantes, la vie abonde toujours au GABON ...

PUISSE CELA DURER, AVOIR VALEUR D'EXEMPLE, DU MOINS POUR CE QUI CONCERNE LA DEUXIÈME FORÊT DU MONDE.

LA FORÊT EST VIABLE A 80 %,  TOTALEMENT VIERGE,  UN VRAI POUMON AU COEUR DE L'AFRIQUE, UNE FAÇON NOBLE DE LUTTER CONTRE L'EFFET DE SERRE ET LE MASSACRE DE LA BIODIVERSITE.

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