Emma et Cesare sont deux petits enfants, adorables bien sûr ! Ils ont la chance d'être frère et soeur, sur la Terre des Hommes, deux petits Princes ! En ce jour de NOËL et de crêche, si chargé en paroles,  que le Verbe inonde en paraboles, permettez-moi de leur adresser un Message, de cet Espace résolument  ceint d'Azur, éminemment sain, je ne dirai pas saint du tout ...

Il est vrai, et vous l'aurez sûrement compris, qu'ils sont nos deux Petits Enfants ! Mais parvenus au faîte même du Verbe, de l'engendré, leurs deux parents, dont un fils, ont décidé d'un commun accord, comme les deux S de SS  doublent la Gestapo, de leurs ravir leurs Grands-Parents ! Que voulez-vous, c'est ainsi, au pays et sur la Terre du Chant, de la Polyphonie, du silence de Noël si profondément bercé par l'âme de la Mer et des montagnes, par-delà les Pieve, devers les racines.

Et je ne laisse, pour cela,  de verser mes larmes dans la mer, afin qu'un jour, lorsqu'ils marcheront sur le sable, sur la grève et ces milliers de jours que les vagues  griment, ils sentent sous leurs pieds crisser les grains  d'un chagrin immense.

Oh, pas d'amertume, juste le Pardon, en ces heures saintes, où dit-on, l'amour prévaut ! Un pardon, non des fautes commises ; qui n'en fait pas !  mais pour qu'ils  assurent  et assument pleinement, divinement, chaque jour qui passe, en se reflétant, en se mimant,  le faix d'un diktat odieux infligé à l'Innocence, comme au temps du Ghetto, des Collabo infectes.

Il fut un temps où les bois de la mer composaient un beau sapin à la maison, sans que l'arbre ne souffre de toutes ses vertes  aiguilles, et  que la scie au  morfil d'une lame implacable ne blesse ! Ces arbres n'auront pas connu la joie des étrennes ;  les présents auront été alors montés au grenier et reclus !

Il sera un jour, où Emma et Cesare, petits Fils de Marin et de Minana, s'élanceront à la recherche du temps perdu, de Minana et de Nono qui ne sont déjà plus ! alors, dans le grenier, ils trouveront entassés, comme le SS entassait les corps dans les camps de la mort, tous les jouets d'un temps révolus. Ils tendront certes la main, mais les jouets ne laisseront de reculer, sans les reconnaître, et le grenier de la maison des cailloux se refermera sur le visage de la candeur et de l'enfance à jamais orphelines de leurs deux  Grands - Parents.

Bien sûr, il n'y eut ici jamais plus de NOËL, depuis déjà et bientôt sept longues  années ! Le temps des enfants, chez ces  gens-là,  est un temps qui hélas ne peut être auné qu'à la lueur du présent, dans tous les sens de ce terme insaisissable et si terrible que l'on fauche, comme le chien que l'on chasse du coup de pied sous la table en se gavant, en mentant, en feignant, en ourdissant ce qu'aujourd'hui leurs enfants subissent de privations irrévocables...

Oui, la mer, encore plus ce soir est bien orpheline, qui recueille tant de regards lointains et fait sangloter l'horizon, trembler le lien,  très fort.

A vous deux, Emma et Cesare, nos Petits Enfants,  malgré la folie furieuse de deux bourreaux, ravisseurs  d'âmes ! 

A toi, le fils qui n'est plus à la droite du père, de son père

A celle qui venait du froid et aura tout brisé

!

JOYEUX NOËL 2015 

Puisque vous y êtes, dessus, prenez cette gifle, de l'Eau-Delà