Allez, un coup de Blues !  Vertiges de l'Essence, fumées de l'embrun, insignes clartés, vagues sans détours, comme je vous aime !... L'impermanence n'est pas dans les vagues de la mer mais dans la foule ! Marin

"...  En confiant au papier ces futiles remembrances, j'ai conscience d'accomplir l'acte le plus important de ma vie ... "      MILOSZ

 

MARIN 

 

Quel autre chant
Fidèle et si vrai
Comble le pèlerin
Sur la mer immense

Que ses vagues accords
L'harmonique des lames
Rappelant en cascade
La jeune lumière des nues


Trésors   que l'ode pure
Des vagues hissées    jusqu'au ciel
Effleurant l'empyrée  
En leur impermanence

Et pourtant l'océan
Chantre de l'éternel
Décline à l'infini
Ovide et  les Métamorphoses

Lancinantes répliques
Ô souvenance dolente
Litanies insignes
Lointaine remembrance

D'un univers fugace
Où l'éphémère meut
La roue du temps
Engendre le néant dont je suis

Mais ô combien figés
Et profondément fabuleux
Le Cantique de la mer
La Noria ivre de rivages

Jamais pareils et doux
Sous un jour nouveau
Le ressac  aura gravé le nom
D'un visage qui sourit

Sur une tombe sans fond
  Et la saine moire entonne
L'adieu d'une sirène
Le choeur des petits  bohèmes

L'Ether  dans le regard
Le regard pour océan
Va mon alme ailée
Indéfiniment solitaire

Effane avec émoi  les saisons
L'impermanence
Des plus simples choses
Que les vents sèment

Il n'est d'illusions
Que dans la geôle des mots
Et tant de vérités
Au coeur de l'Azur

J'abandonne aux flots
Le soin de les livrer
Au seuil prodigue et
Tonnant de la clarté

Car il est des pensées
Qui vers l'amer  
Inondent le sillage
De larmes et  de joie

Et le chagrin n'est plus
Qu'impermanence
De l'écume de l'embrun
Confondant les Cieux

 

§ 

MARIN - 1 ère Version d'un Thème délirant, épris de Folie, au coeur vague de toutes les solitudes où gambadent les enfants perdus d'un siècle tourment ... La mer, ma solitude, ma confidente où  s'abîment les ans.

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