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L'actuelle Balise des Îlots Moines, face au Tournant du Grand Sud de l'Île de Corse

 

 

 

... Le Tasmania, un grand Steamer de 133 m de long, vers la fin du XIX ème siècle fit naufrage à l'aube, au départ de Bonifacio, vers le vaste écueil des Moines, devant le Lion minéral et impavide de Roccapina, sous les yeux de l'Omu di Cagna et de la chaîne de montagne non moins prestigieuse ! Un livre, un récit dont figurent ci-dessous les informations, et puis, un lien, un forum, des interrogations, quelques essais de réponses. Le temps est oublieux et la mémoire fragile ; quant à la mer, elle se souviendra à jamais de ce naufrage terrible, entaché de quelques rumeurs aux parfums mêlés des  Îles, du Tournant du grand Sud aux îles de Monte Cristo. Un joyau, des naufragés, de là à évoquer le butin, un trésor :  indécent ! et pourtant, le quotidien ratrappe et double les coeurs dans les arcanes de la morale vacillante et si fragile... Je fus un jour par ces contrées marines solitaires et battues par les vents, dérivant au coeur des  lames fantomatiques et blanches de la nuit perpétuelle et si lumineuse à la fois ... Non pour trouver un trésor, voir dans les profondeurs l'ombre du vaisseau ondoyer au diapason de la longue houle ! mais je me recueillai un long moment, à l 'unisson de la plainte des oiseaux marins, à la mémoire de ces instants rudes sombrant s'abîmant dans  l'éternité. La mémoire de la mer est infinie, face à elle, ne sommes-nous pas toutes et tous si fragiles

?  

En route vers l'actuelle balise, la bordée est longue, plus longue encore par coup de temps, solitaire ...

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Sous la mer      Par-delà le tombant
Les profondeurs et les strates dorées
Comme au secret d'un rêve brisé
Sommeille l'épave prisonnière
Des siècles et des vents hallucinants

Un vaisseau     jadis      sur les brisants
Fit naufrage   Emporta par le fond
Amours et espérances           Au tournant 
D'une île   L'idylle qui lui souriait
A l'orée de la pérennelle  beauté     expira

Telle une présence     un regard  unique
Une clarté  dans la tempête   depuis
S'élève en cernant de son faisceau
De bonté  le vaste écueil endeuillé
Un dédale tonnant de vagues blocs

La tour demeure le jour  
Ce que la lentille accorde à la nuit 
Une lueur fidèle  à  l'éternel des astres
La sérénité du quart pour le marin
Que bercent l'éclat et l'occultation

Ô longue bordée solitaire   Rendu 
En un point de l'univers   le nuage
Abreuve le champ avant la floraison 
Et de n'être à cet instant que l'ange
Voguant au diapason d'une présence

Les lointains au silence s'accordent
Des rochers comme du vieil amer
Montent des voiles blanches d'écume
Sous le vent    qui vont évanescentes
Fascinant les étendues et l'empyrée

Ainsi de l'ombre qui ondoie dans l'éther
Une âme se recueille   Un chant absinthe 
Se rappelle sans fin à l'ultime litanie
Des illusions perdues         Les lames
Aux larmes d'un funeste bâptème
Entonnent toujours l'appel de la mer
Au Tasmania    à la destinée du grand voyage

Tous les caps aux grands caps ressemblent
Les  coups de temps esquissent en geignant
Le sombre dessein d'un caillou d'un écueil  perdu  en mer
Les bourrasques vers l'horizon emportent 
Le cri stridulent des sirènes   Une cloche 
 tinte en   figeant   l'écho de l'infini

 

MARIN - Pour la Mémoire  - 

2 ème Ecriture le 07 Aoùut 2020 

En cours 

 

 

UN LIEN

http://ajaccio-marine.fr/ naufrages.html#tasmania1

 

Livre_Tasmania

 

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