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Le Grand Sud, nous dit-on, c'est petit  ! Certes, mises à l'eau exposées, vents soufflant en très violentes rafales, aucune sortie en mer ne saurait en pareil cas être improvisée

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TIMBUKTU / FATOUMATA DIAWARA, en souvenir de mes 15 jeunes années Africaines... la Musique magnifique de ce Film qui l'est tout autant ! Timbuktu et pourtant, le Désert ... Mille étendues de dunes, tant d'horizons, d'étoiles, de planètes pour tous les petits Prince  ! Au loin, l'espérance de la mer, en guise de bleu, le Ciel, un grain de sable, poussière dans le vent, larme dans la mer

!

L'Echelle des vents irait jusqu'à la Force 17, soit des vents supérieurs à 103 / 106 Noeuds !... Nous l'avons publiée dans les Pages du Site, pour Information. Sommes-nous toujours en présence de l'échelle de mesure Beaufort ? Nous l'ignorons. Toujours est-il que cette échelle poursuit sa route, en M/S, en Noeuds, etc !  pour s'interrompre au-delà des 103 / 106 Noeuds. La force Ouragan est déjà loin, très largement dépassée ! Peut-on réellement imaginer, concevoir ce que 103 ou 106 Noeuds de vents moyens donnerait sur la mer ou l'Océan, des vents lancés et déchaînés sur des centaines de Milles Nautiques  ?

A bord de son Trimaran " Geronimo ",  Olivier de Kersauson nous  livre Ocean's Song ! il décrit un épisode terrible dans l'Indien, mis à mal en Course autour du Monde par des vents justement qui auraient dépassé les 100 Noeuds, poursuivis par une profonde dépression.

Ici, sur  le cliché, le Rider exposé à de violentes rafales, lors d'un vent établi déjà à la Force 10 Beaufort, verra aussi l'Anémomètre grimper bien au-delà des 70 Noeuds ; les valeurs tutoient les forces 13 - 14 ! ! ! Les Sémaphores donneront 86 Noeuds, vers 15 Heures TU ! Émulsion, visibilité très réduite malgré le ciel bleu, le grain blanc n'en finit plus de monter dans les tours. Lorsque la rafale n'est plus une traînée qui plane au-dessus des flots mais prend l'aspect des tourbillons, alors, il faut faire attention ! malgré la vitesse acquise, le vent apparent, le plan de voilure réglé au cordeau, la folle bourrasque déstabilise comme elle soulève d'un coup ce qui peut flotter, se déplacer sur les flots courts et hachés, imprévisibles, soudains et le retourne. Le Navigateur, à l'instar du Skipper doit en permanence s'informer à son vent, anticiper toutes les tâches requises afin de ne pas se faire coucher, plaquer violemment, ou, au pire des cas, éjecter du matériel, de le perdre par ricochets successifs. Seule une pente, au bas de la vague permettrait de virer de bord ; avec une telle surface de mer, abattre à grande vitesse pour tourner  demeure plus que périlleux. La violente rafale survient parfois sans  s'annoncer, se déclenche si près que rien ne la suppose ! Il est des mers plus praticables que  celles-ci, plus creuses et plus profondes où le Rider profite davantage des remparts naturels des ondes pour dévaler et engager un virage.

La  surface de la mer ressemble à ce que le Reg, dans le désert, offre au vent de sable ! Un Fecth immense, aucun obstacle, la mer lisse des vents de terre catabatiques, des pointes et des accélérations fulgurantes dont on se demande s'il y aurait une limite ! Le vent, comme le domaine de l'invisible, impalpable et pourtant si pesant, glacé, meurtrier ... Il souffle sur la mer, une mer qui jamais ne laisse de trace et qui se referme ! Mais de la ride, d'une cerne, de l'oeil rougit de sel fixant l'Orient, qui pourrait nous dire ce qu'ils cachent de désespérance et de douleurs, ce qu'ils emportent au-delà du corps 

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Il est un lien évident et vérifié entre les violentes rafales des grains au large et les Vagues qui s'en suivent de submersion ! Sur ce cliché, en haut à droite se dessine une houle  dont la vague sera à inscrire dans les annales du Site ! 

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