L'ECLIPSE TOTALE DU SOLEIL  LES GRANDES MAREES  ET

L'HOMME FACE  AU SILENCE

PENSEES 

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CAPERCAILLIE 

 

 

De superbes plages avec l'Accordéon Diatonique et surtout ce morceau très festif du groupe légendaire  AR RE YAOUANK 

 

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GRANDE_MAREE_II

 

PLANTEC  

  

 

La mer fascinante, hallucinant ces enfants d'un jour
de grandes marées rivés à leurs souvenirs, qui accourent ;
De vrais grands enfants, sans âge, celles et ceux
qui n'auront eu de cesse de côtoyer l'univers
et tous les mondes du silence  il y a longtemps déjà !
Comme cela est réconfortant, tellement plaisant à découvrir !
Cette propension inaltérable à se rapprocher de l'élément vital,
essentiel, plus que parfait... L'eau, à perte de vue, le Vieil Océan
animé d'un souffle céleste, régénérant, fidèle et si vrai.
Elles, Ils sont des milliers à avoir réalisé un pèlerinage.
Découvrir encore une fois et aussi se rendre compte des faveurs,
de la candeur, de la magnanimité de la mer et des champs ondés
qui consentent fabuleusement à effleurer les corniches,
ces promenades au clair de lune, les maisons des bourgs,
des villages, des villes fortifiées bâties avec le marnage.
Sur le trait de côte, là-haut ou au plus bas de l'estran
où brasillent les sables intouchés se cachent encore
des créatures, des coquillages rares et inconnus.
Images inoubliables, pour certains émerveillement,
interrogations pour d'autres, ou tout à la fois emplies de mystères,
suscitant les grandes questions de l'existence, du temps, de l'espace,
ces visions qui en appellent d'autres, tels ces rendez-vous
que d'aucuns souhaitent secrets, intimes, au-delà de tout !
La mer, fidèle confidente, qui peut tout entendre mais qui hélas !
reçoit tant et trop en ces jours de forfaits et de blessures.
On la regarde, on la contemple, on la craint aussi en l'aimant :
paradoxes de la vie et des dieux de l'Olympe qui resurgissent !
Soumis à ses colères de plus en plus véhémentes et meurtrières,
le grand marin concède : " Face à la mer, on est tous fragiles " ...
Mais elle reste aussi prodigue, sources de vies immensurables
et son peuple envahit l'estran comme il se promène,
gagnant les laisses de basse mer les plus lointaines,
ramassant çà et là les fruits sapides de l'azur ; abondante récolte,
le tout choisi dans un respect presque recueilli
et une condescendance qu'il plaît d'observer,
avec la précaution qui lui est due. Alors,
Le savoir et la connaissance aidant, des initiés viennent au secours
du nombre, de la multitude disséminée, si petite et courbée
afin que ces prélèvements,  cette moisson providentielle
ne portent plus tort à tout ce que les riverains gardent de plus cher,
à leurs côtés, depuis l'immémoriale souvenance de l'habitat
et des petits ports où se couchent et dorment les bateaux. Ô sagesses  !
Et de là, ces fêtes, cette joie à partager les lointains ensemble,
entre les murs des venelles étroites, des bâtisses traditionnelles,
le long des berges que les siècles auront lentement ouvragées
avec les lames, les vagues des grandes marées d'équinoxe,
des terribles tempêtes de l'hiver gaélique, de toutes les Bretagnes ...
Un jeu, le défi aux vagues. S'en approcher au plus près, les regarder
comme on le ferait d'un animal, d'un monstre marin, et, s'enfuir,
au dernier moment, surpris par la gerbe et l'élan de l'eau
lancées et fusant  à toute vitesse sur la chaussée, par-dessus le rempart ;
éclats de rire, joie, partages, ressouvenir de ce monde à part
presque complice que l'on ne souhaiterait jamais voir se hisser,
se dresser contre l'homme, l'enfant d'autrefois.
Et de là, peut-être, le retour à tant d'attentions et de gestes quotidiens
que nos anciens pérennisaient depuis la nuit des temps,
afin que la mer demeure ce qu'elle aura toujours été,
oscillant entre ses dangers et le bonheur qu'elle peut et sait  offrir.
C'est vrai, rien ne saurait, ne pourrait être effacé,
quand de penser et d'appréhender ces étendues immenses,
antre du chagrin, de la souffrance, du labeur éreintant,
éminemment usant. Les bateaux de pêche s'exilaient en haute mer
pour des campagnes si risquées, livrant leurs lots
de naufragés et de disparus, grevant le faix des longues absences !
La mer, l'horizon, les océans,
combien n'en seront jamais revenus ? Mondes à la fois merveilleux
et sources de terreurs, vacillant entre la vie et l'inconnu,
le jeu et la violence, l'émotion, l'espace, rigueurs et libertés,
le mystère et toutes les légendes, les mythes qu'ils éveillent
en chacun d'entre nous... La mort !
Il y eu comme une rencontre, un pacte passé entre les hommes,
les astres et la mer. Le soleil aussi en avait décidé ainsi ...
Sidérale alchimie, conjonction étrange, noces à l'attention
desquelles on aurait tout fait pour ne pas les manquer, les décevoir.
Être, ne serait-ce qu'un instant, de cette grande
partition de l'étant, repoussant l'exode qui un jour opéra
vers le royaume de l'exil toutes les réclusions citadines
qui nous eussent privés du regard profond et abyssal de l'azur.
Louable et durable allégeance, acte ou volonté propitiatoire
envers la mer et les océans, comme une part de merveilleux
qui nous aurait depuis longtemps et déjà un peu quittés,
la manifestation d'une absence dont nous souffrons tous 
depuis les murs droits et la grisaille figée du béton, le déracinement...
Deux jours, une nuit, pour une éclipse et des vagues frisant,
auréolant la beauté, l'étrangeté des plus simples choses
que nous distançons malgré tout, presque oubliées, pris dans la tourmente
de l'acier, des fumets de la mégalopole dont nous sommes.
N'est-ce pourtant pas là, ici, au bord de l'infini que le songe
et le rêve magnifient sans fin le grand pari de l'existence,
l'aventure du hasard et de la nécessité, tous nos secrets,
ce dialogue que chacun d'entre nous entretient au plus profond
de son coeur, de son âme, qui sait, depuis une multitude de voyages,
de retour, si près de l'éternel recouvré, de la re-connaissance.
Et ils iront, avec elles, en amoureux, solitaires, rêver de la Haute Mer,
et des messagères lointaines, dansant aux sons endiablés de la gigue.
Ensemble ils  s'évaderont comme la vague échappe à la mer en mourant,
en renaissant à l'unisson de la Harpe Celtique. Et les vents auront
ces accents, ces échos chaleureux de Gaita, depuis les tombants de Biscaye
jusqu'à la Côte Sauvage et le Mont Saint Michel,
que les galernes de Noroît balaient et rident, délaissant leurs
congères d'écume aux longs cheveux de goémons et d'embruns mêlés.
Un parfum d'un encens  immuable, à perpétuité, flottait en ce jour de plus fortes marées
et la mer aux hommes se liait comme dans le temps.
Peut-être parce qu'ils ont su garder là-bas le fruit prodigue
de ces noces à part, si fragiles, ces fards qui ne siéent qu'à l'harmonie,
à la beauté naturelle, au seul et à l'unique respect de la terre
tournée vers l'Univers de la Mer et de la Vie, au-delà du présent,
comme une dénégation de la modernité toute argentée 
que l'on sait tellement éphémère, en sursis. Les flots de la mer lancés au galop, inondés de lumières, perdus dans l'unissonace d'un feston immaculé et divin, les flots de la vie en allée et qui revient depuis toujours, à jamais, en nous accompagnant sur la longue route

!


CORSICA...GO56

MARIN - A ces souvenirs  de très grandes Marées, depuis le Gabon aux rivages de Cancale et du Mont St-Michel - 1 ère Ecriture  / En cours 

 

 

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