L'Homme avait une Mission sur Terre, la plus noble d'entre toutes les Missions ! Il aura très certainement failli, lourdement failli, sans plus aucun retour possible, malgré le Progrès, l'évolution, inéluctables dominantes des Civilisations ... Il lui incombait la tâche et la responsabilité d'accompagner le règne, l'univers de la Nature, Animal, Végétal et Humain, de le parfaire, de le protéger, de l'embellir  aussi et sûrement ! Il en eût les moyens, au fil des siècles, de plus en plus efficaces et sophistiqués.

A partir de là, la vie sur la Terre,  à travers et dans les Océans aurait fondamentalement changé. L'homme se sera livré non à ses instincts mais au  travers d'une complexion fondamentalement perverse, cruelle, dominatrice, sectaire, intransigeante.

Il lui est devenu alors plus aisé de fabriquer des armes, de massacrer, de détruire, de conquérir, de soumettre, de décider du droit de vie ou de mort d'une espèce, d'une minorité, de son prochain. L'addition arrive, elle sera très salée, plus qu'amère et ne sera ni solvable, incontournable comme un châtiment dû.

 

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BALEINE_A_BOSSES

UNE PART DE RÊVE, DE MERVEILLEUX

SOUVENANCE, TOI QUI NOUS TIENT ET NOUS EMEUT AU-DELA DU TEMPS

 

MESSAGE 

 

Il fut un temps où l'on peignait, l'on dessinait des scènes de pêche à la baleine épouvantables, sous les Hautes Latitudes Nord et Sud  des océans de la Planète Bleue ; il était un temps où l'éléphant gisait aux pieds du colon, du conquérant, arborant les plus longues et hautes défenses que le noble Pachyderme ouvrageait une vie durant...

L'époque aurait-elle changé, les hommes se seraient résolument assagis ? Non, je ne le pense pas ; car comme le mal s'ente au bien, cet esprit dominateur et cupide réside et s'est durablement ancré dans les tréfonds d'une nature plus que complexe, perfide et géniale tout à la fois, hélas !  Comment est-ce possible, viable, seulement envisageable ? 

Mais il est aussi de nos jours des êtres humains, des Femmes et des Hommes, plus grands que les états, les gouvernements, les superstructures de l'avoir et du paraître. Ils vouent à la Nature, à ses enfants, au grand règne de la vie, de la diversité non un culte mais un grand amour, empreint d'un respect qui se doit, le plus simplement du monde. Alors, comme des enfants émerveillables à souhait, ils s'évertuent et mettent un point d'honneur à retourner le progrès, la science, la technologie de l'image contre la force et son corollaire : la cupidité et la dominance. Comme si le Commandant Cousteau et bien avant lui d'autres sages et aventuriers nomades numineux avaient fait des émules, des personnes que la Terre, la Planète Bleue fascine ;  ils vont quêter ces images dépouillées, absolument magnifiques, nous ramener et nous faire partager ce qu'une vie, une existence peut-être ne nous aurait jamais offert ! Et ainsi de s'extasier, de contempler la majesté, la puissance tutélaire aux côtés de la grâce et de la sérénité, de la  candeur, d'un étrange partage qui nous propulse vers les sphères du mystère, du silence, de la grande interrogation face à l'infini, à la complétude et à la nécessité de toute forme vie, sans le hasard. 

L'azur, le grand bleu, les abysses, et puis ces géants  voyageurs de l'empire des mers qui nous côtoient, pacifiques, si peu rancuniers, sans autre bruit que le souffle de l'évent, d'une énorme caudale brassant l'air et l'eau ; cette délicatesse à se mouvoir sans laisser à la surface de l'eau la moindre ride, une osmose quasi sensuelle entre la peau de la baleine, la blancheur d'une nageoire caressant le bleu intense des profondeurs vierges. Une reine et son baleineau se meuvent comme ils volent, l'espace d'un jeu, d'une volte, de ces arpèges gestuels  étonnants commués en ballet nautique rare ... Un rêve, un chant, l'ode de la baleine aux immensités où l'écho s'en revient comme d'une longue migration. Ce dialogue, cet échange sans parole à la fois attachant, tellement évocateur, au seuil d'une pantomime spontanée, généreuse, des larmes ; et puis, comme par miracle, cette explosion d'émotions, ces indicibles émois qui font que la scène qui se déroulent sous nos yeux habite depuis fort longtemps notre souvenance ! Ressouvenir, peut-être, sensations rares ou images d'un déjà vécu, apaisement, familiarité que l'on éprouve certaine fois, dès la première fois, quand de se trouver en présence d'un membre de notre famille que l'on ne connaissait pas juste avant, déjà si proche et si complice, que l'on ne veut plus quitter.

MARIN