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Une ride, un souffle ose froisser cette splendide moire. Une goutte de pluie trahit le miroir sans tain ; ainsi de la vasque d'eau pure, d'une mare temporaire. La fin de l'orage se reflète : troublantes transparences qui se renvoient les charmes de la mer et du ciel. Et les ciels s'inversent, vacillent. La lumière parfait un éclairage rare. Le soleil décline ; on entend au loin retentir les derniers coups de tonnerre. Avril s'annonce, le temps reste incertain, subit, avec ses sautes de vent et ses renverses subreptices. La quiètude de la moire semble étouffer le fracas des vagues qui déferlent contre les rochers. Instant rare, l'oyat baigne dans les nuages. Tout le ciel frémit au fond d'un puit. L'eau de la source métamorphose l'infini. Ô silence de l'azur, quel ineffable artiste ainsi s'arroge l'envers du décors, de ce vertige à même la glèbe et la dune

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