CIEL_OCEANIQUE_

 

  

 

Comment embrasser la mer immense
Dans son coeur   Lui abandonner le souffle
Quand point l'éternel à jamais ravi
Fascinant azur commué ici-bas   sublime invite
Que ce vitrail azuré et ses ineffables camaïeux
Où se perdent à travers l'infini les pensées
D'un jeune printemps qui ne laisse de fleurir


Quelles vastités  quels chants me convient
A encenser à louer ainsi le thrène de l'amer
Si ce n'est l'antre d'un mot libre   La rosée
Vague d'un orbe vital   Comme un dernier regard
Au fond qui m'appelle et me convie nûment


Et je vais et je danse à l'unisson d'un accord
Célestielle errance   Pérennelle onde d'un jour
Que la nuit transcende en un rêve Océan
L'azur m'ôtant la pesante gravité de la loi


Au seuil du chasme que puis-je d'autre
Que n'être à l'orée numineuse d'une révélation
Une rencontre indéfinissable   cette scansion
De l'Eau-Delà   de Tout  où l'ellipse marie
En les fondant un soupçon d'âme et sa lame


Ô sempiternelles prairies   Odes vernales
Aurorale destinée  Que ne puis-je plus renaître
Des charrois de l'hiver de l'obscurité ondée
Toutes les fois vague penser que berce dolentes
La mémoire du vent la transe des embruns 


J'aurais été un passager du Ponant au Levant
Sur le flot   gravé tant de sillage valant leur pesant
De maux    Les Puffins le savaient qui me suivaient
Me devançaient en jouant avec les risées bleues
Chamarrées d'écume   des nuées blanches de Borée


Tant de fois me serais-je effondré las
Partition d'un choeur - Océan endeuillée
Quand monte désespérément un plain chant
De vérités et la litanie des orgues marines
Sourd le miracle de marcher de fuser sur l'eau
Quêtant obstinément cet espace-temps où l'instant
Se conquiert sans qu'il eût fallu douter du Ciel
Des ciels lointains déclamant la légende des siècles

 

§

MARIN - Comme un Instant, une Voie, Une issue !... Océanique

 

 

PLEIN_AZUR_ENVOL_