CORSICA...GO56  & LA MER 

 

POEME_A_FLO_

 

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" Petite Soeur "
Le vent ne laissera plus
D'essaimer
Aux champs des Marins
Tristes et solitaires
                                Sur la mer des astres
Les pétales d'une rose
Blanche
Ainsi vogueront-ils
Où mène certainement
Un souffle bleu

Sans nombre
Partout
Hélant le silence
Ailant un petit nom
A ta semblance
Marin
Comme la crête des lames
En volées
L'hiver      contre la folle étrave
Comble les quarts
Sans soleil   Comme
L'embrun qui fleurit
L'âme d'un océan
En partance
Vers un seul être   à la Source du sommeil

L'écume n'exhale-t-elle pas
Sur les vagues
De la nuit
L'ivresse lumineuse
Du grand large
                            Pour l'amour de l'Azur
L'absolu
Ne s'éprend-il pas
De voiles
Et d'un bel oiseau
Courant l'Iroise
Ou la Grande Bleue

Il y aura dans le coeur des marins
Une petite fleur
Un vent de liberté
Pour frissonner
Au choeur d'une rose
Fascinante
Entonnant vers Toi
Ce plain-chant
De tempête
Que les albatros
Fabulent en tournoyant
Avec un gréement  une aile 
Dans les étoiles

Alors tous les flots
Au Ciel feront miroir   Flo
Et nous verront
En ce printemps de cristal
Se refléter à l'infini
L'ovale d'une jolie fiancée
La " Fiancée de l'Atlantique "
La " Petite Soeur " des Marins
Qui s'en est déjà allée
Une nuit   une fois
A l'orée de l'exil
Et de la mer noire
D'un automne prémonitoire

D'Île en Île   Pérégrine
Et vagabonde
Comme les moutons
Que la brise exalte
Une pensée demeure
Que rien n'amarre
Qui dérive et nous lie
Et jamais ne fane
Marin  

Florence

Sur la mer ondoyée
Chaque larme
L'embrun
Lointainement
Rejoindra son bord
Le rêve d'un Marin

L'amour
Immensurable de la mer
Sommeille
Comme une absence
Un manque qui garde 
Près de soi
Sa compagne
Messagère 
De toujours

§

 

UN MARIN EN ENFANCE _ Pour les Marins disparus, leurs proches aussi, tant de pensées ! Le large, les vagues, la lumière, les mille levers et couchers de soleil,  tant de caps et d'îles, des oiseaux par myriades de myriades, ces cieux maquerélés, en queues de jument que les vents irisent à l'infini, ces chevauchées fantastiques à bour du coup de vent, des océans, et puis, un port d'attache, à l'aube, dont l'éclat d'un phare épelle en silence un nom si doux ... Partage, amour immodéré du Large et de la Liberté ...

 

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Cette asphodèle blanche exhorte le chêne liège vénérable qui sera passé par les flammes de l'incendie à ne pas mourir, là-bas, vers cette Île que le Marin aimait tant. Mille étoiles ondoient, dans  les vastes champs des rivages lacustres, vers la mer,  portent l'espoir d'un printemps et montent au ciel comme un plain - chant de lumière ... J'aurais choisi cette image, comme ça, en errant, en pensant aux fleurs blanches, aux voiles de la mer qui abritent souvent un infini amour, si souvent incompris...