MAR _ UN  

OCÉANIQUE 

MAR _ IN 

 

Le  premier  le  dernier cri

Où est le commencement 

 Au ciel comme en Mer

 Profond est le Silence

Ainsi de L'aimer

 

Une vire lumineuse

Pour entendre    

Vers L'autre rive

Comme une Voix

 

Un phare 

Depuis la Nuit

Veille

 

 

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Pour qui, comment ces phonèmes, pourquoi les syllables de ces maux jetés en pâture !  Ô " Noumène ", héraut, qui sait,  errant et  qui va et court le flot comme le vent  file et carde les stances écumantes des vagues éternelles ...

Aurais-tu vécu et poussé ton premier cri  au bord de la mer, bercé déjà que tu étais depuis les confins de l'âme par cette scansion ineffable montant de l'azur et des dunes atlantes ? Tu allais jouer, comme aveugle,  avec la brise parfumée  et les feux de la terre ocreuse,  pres-sentant l'Univers d'une fleur et de son  étoile ? 

Oui, certainement, et de ne jamais cesser de croiser le regard de la mer et de l'océan. Un Long cauchemar eût pourtant grevé et enténébré le Ciel, Marin !

 Une existence de Marin serait résolument  libre et entière, absolue, parce que rien ne justifie  l'entrave de la mesure, le faste du paraître, les réclusions, l'humiliation de l'arbitraire infatué et des cloaques auto proclamés qui brisent la Foi en l'Azur.

Mais des horizons pers sans limites ni frontières, sans barbelés !  de l'ivresse de l'Azur et de l'Ether, des contours soyeux des limbes que veillent le rêve, pour un  songe !...

Une décennie te vit pourtant reclus si loin dans les vallées  brumeuses et la forêt noire, de longs  hivers blancs, aux tréfonds de la plaine hiémale où gît, où geint à jamais un camps perpétuellement sombre, où se répercute encore l'écho de la douleur à travers le brouillard,  à l'aube de fausses menées ...

Dès lors, Marin, éperdument, comme on se livre à la barre, à l'écrin, à la lame, au vol de l'orbe insensé. Pour un penser épris du petit albatros qui tournoie dans les ciels et salue de ses ailes la main tendue, au ras des flots, une main lasse,  qui l'appelle pour se confier.

Marin, obstinément, affranchi, immensément perméable à l'énergie de l'univers dont il perçoit, peut-être le souffle, ce supplément de souvenance qui meut et décuple à la fois les infinis qui siéent aux Pensées les plus pures, tellement révélées, inspirées, depuis la colline et le temple de la Nature ceinte de rameaux d'oliviers sauvages ombrant les berges.  

Mais plus encore, Mar  _ Un,  à l'orée de la nuit, de l'obscur, et, de là, tant de  Clarté ! Plain-chant de lumières et de révélations où l'homme parfois découvre au plus près des vents, d'un rocher,  la confession, l'ultime accolade à la vie ; les sens pour un temps mesuré consentant un instant aux  noces de l'Esprit et de l' Âme ! Ce  fait  tangible, probable, furtif, qui se découvre comme un gage d'éternité, osons dire : pérennité... 

 

Et de s'égarer au coeur de l'essaim sans nom des oiseaux marins, au plus profond du chant des saisons et des migrations qui bordent comme la mère l'enfant né des flots et de la lande . Partage, Marin, partage ce flux, ces  délires qui en toi jaillissent,  fluant telle une source, au diapason du sang de la terre !

Débonde _ton coeur,  ravis ce Choeur d'eau vital  qui bat à l'Unisson du Tout, pour rien ici-bas  qui vaille la guerre, la vanité, l'opprobre, la trahison, la perfidie et la vilenie ! 

Tu ne serais que de ces espaces immensurables de vertu  et de liberté où l'amour ne laisserait jamais de louanger le grand Ordonnateur des choses. Car il agence l'Un et le Multiple, sous le même Ciel et le même " Frère Soleil " brille sur la  Terre des Hommes. En eux, le Tout engendré. Vérité  du temps qui perdure en passant et qui s'en retourne ;  l'Un deviendrait le Centre, accord. Ainsi de Hymne de l'Univers ...

MARIN 

- En guise de Confessions, avant de partir  ... ! Sur la Mer, Mar - Un , va !  entre la trace et le sillage, l'étrave et l'envol : voici l'instant qui se dessine, se révèle ; partition,  accord pour une éternité, au sein du Tout, d'entre l'Un et l'Unique

 

 

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