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Ne rien toucher ! laisser là ce que la montagne livre à la mer. Et la mer, de disposer tout le long des dunes et du temps qui passe ce qui ouvrage, forme, modèle nos rivages comme le pôtier le ferait de la glaise. Ici, le tour seraient les flots et les vents, tour à tour fabulant l'au-delà des mondes, l'envers d'un regard posé sur la nature des choses ; non le nôtre, mais bien celui que les éléments s'offrent en partage et nous délivrent, depuis les origines présentes, encore et peut-être pour un temps qui nous serait mesuré, hélas !... Un vaste théâtre, autant de scènes où nous serions conviés pour y découvrir l'essence même de l'harmonie, l'ode à la complétude. Chemin de lumières qu'irisent à l'envi, tout à côté, les vagues cristallines et  qu'emplit le chant tutélaire des grands oiseaux de la lagune limitrophe. La brise marine entonne à travers un champ dense d'oyats la mélodie, la longue plainte des vents qui sourd des nobles  déserts. Qu'importe l'arbre aux racines figées dans le sable, leur spectre à jamais rendu à la terre quand en amont les cimes enneigées et toutes les forêts s'accordent en voyageant à travers un espace-temps qui n'aurait d' autre horizons que le renouveau, les fruits de l'eau de pluie.

Ô  vaste labyrinthe, j'assiste en ce  matin des magiciens  au sacre du Grand Alchimiste !...  A nos côtés, déjà, tant d'univers, si petits soient-ils, immenses à la fois, tellement lointains dans le temps dont les éléments jouent à recomposer, à métamorphoser les visages.

Que ces traits ne soient à  jamais barrés, lacérés, blessés ! Qu'on laisse à cette Terre d'exceptions tous les appas, non de la beauté, mais de la solennelle origine du monde. Cette Terre qui recèle en plus petits les joyaux de l'Unique...