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 « Si les portes de la perception étaient nettoyées toute chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est - infinie. »

William BLAKE 

 

 

Tant il me plaît vaguer au bord de la mer
Quand vers l'amont avec le soleil migrant 
Délinéer les contours des cimes et des monts
Ainsi de leur tendre la main le temps du rêve

Si loin la rumeur métallique des hydres d'acier
En moi le flux d'une énergie précieuse
Que la Nature lentement diffuse à l'entour
Tout comme les térébrantes fragrances
De l' immortelle embaument l'arche des vents
Aux vastes manteaux de dunes et ses versants

Que vous dire si ce n'est la complète osmose
Ce voile retissu à travers lequel embrasser le réel
A l'antique  La vie souriant encore et un peu
Aux origines    à la souveraine loi d'un havre
Providentiel et ses ineffables splendeurs

On y esquisse fidèle sans les cerner de raison
Les lointains de l'Olympe    les Chants de Virgile
En Esprit pour qui vient encore s'abreuver
Et s'éprend à l'envi de l'essence des choses
De tout être unique s'ouvrant aux liens du silence 

Un brin de prose   filant à vau l'eau   je vogue
Comme je marche et me viennent non des rimes
Mais une phrase nûment     L'intarissable pensée
Éclose au petit matin qu'un jour du mois de Mai
Délie d'entre le blanc sommet et l'oyat touffu
Parmi les plus tendres métamorphoses

Alors d'évoquer en songeant à l'orée de la nuit
Combien le ciel peut être bleu et si profond
Au chant des vagues solennellement accordé

Pourquoi et comment cet attrait   la fascination
Que la Nature exerce au coeur de la foi
Lorsqu'à travers ses étendues et ses secrets
Elle concède au pèlerin tant d'almes privautés

N'aurais-je dès lors d'autre souhait que l'envol
Au jour du grand départ   depuis une vire
Qui donnerait sur l'Empyrée et ainsi
De ce dernier mot    Marin à terre   rendu à l'exil
Face à l'éternel en allé ou déjà de retour
Parmi les champs innombrables 

Ô Ex-Île

 

§

MARIN - Errance, Éveil, Un Brin  Solitaire ...! Terre d'Ex-Île

 

 

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