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Côtoyer la  Mer, l'Océan ne s'évalue et ne  se quantifie guère à l'aune du silence, de la grandiloquence !  Laissons à tout un chacun les horizons de l'expression, du témoignage, de la prose et de la poésie...  Ainsi des mots les plus justes qui s'invitent à la pensée.

Personne ne prend la Mer ; elle nous prend, un jour. Il se peut aussi qu'elle ne veuille pas de nous ... C'est ainsi. Il ne nous appartient pas d'en décider sachant qu'elle et règne où que nous demeurions, près, loin du rivage, en pensées, à travers le récit et le rêve. Mais d'en encenser toujours les multiples visages, ces envolées si pures que l'embrun porte si loin... En dire, en relater l'émoi et le drame aussi, ne laissant jamais à  l'innocence et au sens marin les marges d'en décider autrement.

La Mer, l'Océan, le Monde du Silence, Sources inépuisable de vies. L' Unique m'est ce chant de l'azur, saine bordée d'eau et de pierre  

 ***

 

 

Un moment         hors du temps
Une bordée   Choeur d'eau et de pierre
Ne laissant jamais de vaguer    Que  j'aille
Là où les vents mènent
Lorsqu'ils reflètent  les mondes
Multiples de l'Univers

Partition euphonique
Pérennels figements 
Esquissent un lion   déposent un éléphant de mer
Juchés tel  le rocher
Stylites minéral contemplant l'oeuvre sidérale
De solennelles métamorphoses

Sempiternels rivages      La terre et la mer 
s'offrent en partage
Au regard    en  l'instant    pour toujours
On prétend que le Marin sait se taire
Affectionne et prise le silence
Témoin incontesté des grandes solitudes
La réserve cotoie la distance  

La mer se dit     s'énonce    se chante avec le coeur   dans les yeux 
N'en déplaise aux chantres fortunés
Du grand large     aux vitrines
En vues       hautement numérisées et financées
Mais il est des Marins      à terre
Pratiquant  les amers     suivant les phares
Tant d'aubes et de rougeoyants
Couchants

Je croisais  le long de la côte
Les tombants brumeux
Masquaient un théâtre de rêve
Des êtres fantasques
Hélaient les lointains sidérés  de la mémoire
Quelques  légendes pétrifiées 

 

§

MARIN -  La Mer /  Évocation et Pensers 

2 ème Écriture le 25 Mai 2020

 

 

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Les jours de gros temps confondant les ciels, les lames  diluviales sont ici si hautes qu'elles  recouvrent ces tombants de granit mordorés et polis par des milliers de siècles de cascades. Un tonnerre chaotique emplit chacun de ces instants d'apothéoses. Les vagues dépassent l'horizon, simulent les avalanches des hauts vallons 

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