DSC08150_001

 

 

Un défi une épreuve   la volonté d'aller
Au-delà de soi où repousser l'illusoire ?
Non je ne le pense pas d'ailleurs pourquoi
Pour qui en ces temps de profonde réclusion
A l'orée de la nuit  que l'âme dévale et arpente
Comme le funambule glisse entre deux abrupts


Mais de croiser d'intenses moments où le large
S'invite et décline tout puissant les horizons
Sans fin des multitudes et des moutons
Je reste là un long moment errant sur la grève
Que la souvenance des vagues parfait


Dans l'unissonance tonnante d'une  rumeur
Depuis le grondement abyssal et lointain
De l'Océan   la mer porte alors la vêture
Fusionnelle des éléments  Hallucine 
Aux feux inextinguibles d'une céleste lumière
Que les vents hyperboréens attisent 


L'eau tourbillonne enivrée d'embruns
Fuse en fouettant ses vagues de givre
Et je glisse dans un épais nuage d'écume
En ce labyrinthe ouvert où panser
Les folies meurtrières de la terre
Blessant le sillage et la migration

 

Comment évoquer les nourritures terrestres
En ces champs préludant l'au-delà sans grain
Ni semence   Mais ô combien de promesses
De rivages féconds se profilent derrière les voiles
Immaculés de l'éternel azur fluant entre nos doigts

 

§ 

MARIN -  A l'Orée de la Nuit  -