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...  La nuit des pierres et des vagues s'accorde à préserver le visage solennel du futur ou de l'Etant ! Ainsi des Origines... Ô Terre d'Ex-Île, pour combien de temps encore nous accorderas-tu le mystère des ORIGINES, le fabuleux de nos rêves d'antan que les vents charroient depuis la nudité des cimes !...

 

Pour l'Amour de la TERRE  - Un humble Marin 

!

 

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On vantent les clichés surfaits  comme on  éventre la terre pour l'appat exclusif du gain. Les lieux communs se répandent  et rampent au diapason  du fer, du béton, de l'asphalte ; la beauté ne vaudrait-elle que par l'excellence et les fards de l'artéfact, de l'artifice, des aménagements sophistiqués  aux seules  fins cupides et qui ne s'intégreraient plus au milieu ?...  Non !

Ils est des lieux précieux où le parfum et le regard des origines seraient encore  rudement, lourdement protégés, préservés... Plût aux ciels que ces havres pérennes en effet honorent le visage insigne d'une île, d'une terre, de ces rivages  que ni les paparazzi de l'image aisée vendue à l'encan, ni les bulldozers dilacèrent pour en changer, en définitive,  le cours des lentes métamorphoses et des légendes.

Ici, tout n'est que chant, mélodie, apothéose, harmonie, sérénité, large, solennel sablon doré, brise et douce haleine vernale, tempêtes effroyables ne laissant derrière elles qu'un immense feston de pureté, puis, le calme revenu, des dunes de sable immaculées et modelées, revenues à l'aube des mondes que la mer parfait entre rives et sommets. Rarement  harmonies eussent ailleurs effleuré  pareil acmé de beauté !... 

Que l'homme retire le chancre de ciment de ces franges littorales   que l'on souhaiterait intouchées ! Il est en amont, vers les hauteurs tant d'occasion de se faire une petite place, saine et fraîche, sans pour cela qu'il faille tout bousculer et bouleverser. On ne peut  concevoir que la Modernité, le Bon Sens et la Raison faillissent à ces précautions élémentaires ; détruire le visage  et les traits des origines est une atteinte irréparable à la NATURE, un forfait qui modifie ce que la descendance jamais plus ne verrait.

Qu'espère-t-on ?

Que  le trait de côte ne soit plus que privation, accaparement par la richesse aveugle, bardé de murs d'enceinte, de parpaings, de barbelés, hérissé de bâtiments  ? 

Que les cours d'eau au seuil des cités ne vomissent dans la mer plus que les miames urbains en guise de  sable et de limon des monts et des plaines ? 

Que les horizons de la mer ne soit plus cachés que par un ruban de terres-mitées, inaccessibles et jalousement gardées ? 

Que les reliefs maritimes soient aménagés en vue de contraindre les vagues des tempêtes à se de déplacer ailleurs, modifiant ainsi courants et marées, migration des bancs de sable, obstruction des cours d'eau, disparition ou amenuisement des cordons littoraux sablonneux ? 

Est-ce bien là les lendemain que nous semons,  que nous voulons, irrémédiablement et  sans retour possible ? Si gain il doit y avoir, alors qu'il soit assorti de la plus grande Gratitude envers la terre d'accueil qui se traduirait par une solennelle déférence, un respect lui assurant la pérennité des ORIGINES, les clartés de son céleste regard.

 

CORSICA...GO56

 

 

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