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GAGEURES OU DE L'ETERNELLE DUPERIE DES OPINIONS DESINFORMEES 

 

« Parmi mes semblables, je me croyais un autre. Parmi les Eskimos, je me sentais l'un des leurs. [...] J'avais appris à être un homme. J'étais devenu un homme. »

Paul-Emile VICTOR

 

 

 

 

 La Prose, la Poésie, le Chant, la Peinture, le Récit, l'Emoi, l'Etat d'âme et le Silence des vrais Marins n'auront - ils servis à rien, en vain jetés en pâtures à l'Indifférence des Grands " Y ' a - Ka " qui nous gouvernent et nous dressent chaque jour, un peu plus, asservis aux rouages de l'Implaccable Société de Consommations, cette vaste Tuerie, parce que poussée à l'Extrême, au point de Radicales Tensions ? Il est aussi vrai qu'à ce niveau, en ces sphères polluées, on ne s'embarrasse ni d'utopies, ni d'états d'âmes ; alors du rêve, qu'en serait-il ?... Mais l'on s'émeut, on pleure au cinéma, face aux grandeurs et aux splendeurs de glace passées qui s'écroulent sous nos yeux déboutés ! Ainsi va non la vie mais la désespérance, car qui vivrait bien s'il avait à l'esprit les souffrances que porte cette belle et ronde "  orange bleue " qui vogue dans l'Espace, ce Vaisseau qui nous abrite et nous donne la vie tous les jours que la Création et le Mystère font pour nous émerveiller, que nous souillons et tuont comme de vrais assssins

!...

Combien auront été les COUSTEAUD, MONOD, P-E VICTOR et tant d'autres, ces Grands Voyageurs, ces Passeurs d'âme emplis de déférence, de respect pour la vie et la diversité  sur la Planète  ? Sages, visionnaires, si peu écoutés malgré une vie vouée à l'investigation sur le terrain et tant de travaux !

Verrions-nous un jour les Mers, les Océans confinés dans d'immenses Musées, Sanctuaires, comme le ferait pressentir la tendance aujourd'hui ? 

Comment les Mers et les Océans, malgré eux,  auront failli à leurs desseins de Rencontres et de Paix entre les hommes de bonnes volonté ? 

Comment l'Evolution et le Progrès technologique se seront élevés contre les éléments naturels, auront de force conquis l'Empire des Mers cher à J.CONRAD  ? 

Quel avenir aujourd'hui pour ces étendues jadis  génératrices de vie, de diversité, d'équilibre climatique majeur, de ressources inépuisables dès lors que l'homme se rangerait au service des tueurs d'Océans ? A ce qui se présente sous nos yeux, peut-on quantifier l'impact de la Civilisation sur la SOURCE, L'ORIGINE, L'ETERNEL cher à RIMBAUD ? Non, impensable, on préfère y aller de ces Images numériques plus belles que Nature ! LE 4 K ...

Oui mais, que cachent-elles, si ce ne sont des millions d'hectares sous-marins ragués, recouverts  de miasmes. Et qu'en est-il de ces funestes Continents plastiques  ?

Contexte et Bilan de nos jours alarmants ! On gesticule de tous côtés en accouchant d'une souri, on se situe et on brille en surface, en hauts lieux, aux Sommets alors que la mer voit ses fonds et ses abysses souillés, remontant lentement à la surface et vers les rivages les hérauts noirs du déclin et de la décadence de toute une Civilisation qui aura manqué à ses devoirs de " Bons  Locataires " sur la Planète Bleue.

Y aurait-il une Caution à payer, à lui redevoir ? Pensez-vous, la sanction sera sans appel.

Situation et verdict mérités pour le plus mauvais des élèves : l'Homme, infatué, prétentieux, perclus de raison, positiviste outrancier, scientiste invétéré, reléguant l'observation prodigue de nos anciens sages aux oubliettes et aux pamphlets pour lui substituer la quintessence de la mesure et d'une objectivité dont on cerne aujourd'hui l'ampleur des dégâts ! Omniscient le " Ciron  ", s'exclamerait  B. PASCAL ...!

Que l'on revienne, non à plus de raison,  mais à davantage d'empirisme sensé ! Que la sobriété fasse l'objet d'une étude et d'une analyse poussées lorsqu'on appréhende de plus près ce que le consumérisme inflige aux mers et aux océans de la planète depuis la Révolution Industrielle.

En amont, pour ce qui concerne la subsistance, l'approvisionnement, le quotidien de nos besoins en nourritures, arguons aussi du fait que les peuples d'antan livrés aux rigueurs d'une Nature inhospitalière, aussi vaste fut-elle, savaient prélever l'essentiel tout en garantissant pour les saisons à venir un pérennel renouveau.

Que seront devenus de nos jours Mers et Océans ? et cela, sans polémique aucune, réflexion menée de plein-pieds sur la réalité, quand nous ouvrons  les yeux sur les rouages d'un système valorisant et exacerbant de manière mondialisée toutes les frénésies possible passant du loisir au monde du travail sur-exploités et sur-exploitant, au-delà de toutes considérations ayant trait aux ressources pélagiques et littorales ! 

L'industrie et l'économie des loisirs et de toutes les formes de plaisance auront singulièrement impacté les zones littorales ! 

N'évoquons pas les abords des Villes et leurs cours d'eau voisins déversant lors des crues des milliers de tonnes de déchets, des solvants aux macro-déchets que les tempêtes transformeront en Micro-billes plastiques.

Songeons un instant aux résidus pétroliers dégazés  dans les eaux de la mer et des océans, sous toutes leurs formes, selon les ingénieries de transports !...

Ah, oui ! on peut aisément consacrer à la Mer, à l'Océan, une journée de sensibilisation ! oui, mais après, quels lendemains ? 

Revenons un instant sur ce que fut le grand pillage des mers et des océans, le sort des Cétacés dont bien des pays perpétuent les coutumes et les usages odieux, comme aux îles Ferroé, aux japon, en mer de Chine, et sur tous les océans ! 

Combien de déprédations, de forfaits irréversibles, de méthodes de prélèvement dignes des barbaries les plus raffinées, selon des quantités immensurables conduisant à la disparition irréversible d'espèces  ! 

Pourquoi n'aurions-nous pas institué un comité des sages et d'éthique en faveur du ciel à portée de nos mains, : les Océans, la Mer, pourvoyeurs de vie et de pureté, réserves invétérées et sources de vies majeures  ? 

Non, le vide juridique serait énorme, abyssal ! Trop d'intérêts et d'occasions  de richesses à prélever en silence pour l'acteur et le système dévoyés que sont le Progrès et l'Evolution, ces deux dominantes élevées aujourd'hui sur le piédestal, le socle vénéré de la Mondialisation.

Mais comme le disait Théodore MONOD, l'homme souille, détruit, méprise, s'impose, domine, tue, assassine ; c'est là son entracte, quelque engeance, l'aveuglement  cupide ... Viendra un jour, une ère où la planète poursuivra sa ronde céleste, sans lui ... Cela fut et sera, inexorablement, et tout finira par rentrer dans l'ordre, l'entropie et le chaos, distançant tout Logos, sans aucun doute cartésien ni boniment aucun à l'adresse de l'animal debout !

Il existerait tant de journées consacrées à tout ce qui constitue l'échec d'une Civilisation, ses lacunes, ses manquements, son incurie à traiter des choses élémentaires, essentielles, des causes justes, des moyens équitables à octroyer, pour toutes et tous ! 

Bientôt, les rivages des mers connaîtront l'assaut annuel que leur infligeront les nouveaux migrants de l'or bleu ! je ne crois pas qu'il en soit pour le bien des océans et des mers qui se voient arrosés de pluies acides aux composants carbonés.

Il y eut la civilisation du Cheval, vint le Cheval Vapeur, puis le moteur à explosion des hydrocarbures les plus raffinés, jusqu'aux réacteurs ... Aujourd'hui, ce sombre tableau se voit noirci, assombri, irradié par l'atome, la désorganisation de la matière qui dérive à travers les  océans, n'en déplaise aux défenseurs de la Nature, d'une certaine idée de l'Azur ! On flanque à la face de l'océan la gueule béante des réacteurs nucléaires près de sauter une nouvelle fois, lorsque les masses d'eau titanesques de la fonte des glaces réveilleront la tectonique des plaques, séismes hallucinants et Tsunamis effroyables à la clé.

Il ne sera alors plus temps de se lamenter mais de  pointer les Décideurs et les Technocrates de ces Mondes sans gratitudes ni respect envers le Substrat essentiel

!

CORSICA...GO56

 

 

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