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 Rivage et dunes chamboulés sur les deux rives, toute végétation, même rase aura disparu. On attend les coups de mer pour révulser encore et toujours la terre ! Il y a sûrement autre chose à faire, et bien ! Mais quand la chaise et le tiroir en la matière restent vides

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Maintenant et sur des centaines de mètres : Ni Oyats, quelques touffesde posidonies, des strates  puantes, du plastique, des pneus, des bouteilles de gaz, des emballages d'hydrocarbures, ( quels contenus ? ) Nous évoluons sur un espace dit Conservé ! Mais voyez, la Chaise est Vide et le paysage bouleversé ...!

 

DOSSIER

 

Nous vous accordons un droit de réponse, où qu'il soit, à l'Antenne, pourquoi pas ? Le sujet est si vaste comme le rivage qui mérite bien plus d'égards et de soins. Il est aussi vrai : à quelques kms de là, l'argent coule à flot et le tiroir - caisse tinte, sonne et chantonne ; nous eûmes connu ces havres de splendeurs et  d'authenticité jadis ! nous disons jadis, parce que cette époque est résolument  révolue, et pour causes avérées !

Mais plus encore révoltant demeure bien que toute portion littorale reste patrimoine commun dont tout un chacun à l'envi aller et venir, sous réserve d'un respect absolu ! qu'il en fût du regard ou simplement de la promenade fructifiante.

On prétend que là-bas sont les réserves, les parcs, ces biotopes intouchés, ces espaces conservés et que l'homme et la Nature pactisent intelligement ! Certes, si quelques entreprises parviennent à jouer péniblement les prolongations dans le vaste théâtre du consumérisme et de la démesure à outrance qui caractérisent nos sociétés actuelles, c'est bien pour avoir accordé et toléré un sursis à une forme artisanle et ancestrale de pêche et d'exploitation de la lagune spécifique de nos rivages lacustres. Il est là aussi un faire - valoir non négligeable à mettre en vitrine pour masquer bien  des lacunes et des paradoxes !

Mais ce n'est pas à ce niveau que le bât blesse. On sait pourtant la Nature et les éléments mus par des desseins à la fois mystérieux et toujours orientés vers les plus  riches harmonies. Les cordons littoraux, les lagunes d'antan, les vastes dunes associées aux rivages lacustres, les anciens torrents et cours d'eau dans le temps bien plus entretenus qu'ils ne sont de nos jours confluaient vers un Environnement où symbiose et tout prenait et gardait sa place. Les bancs de sables bien nourris par les crues de l'automne et de l'hiver, les algues et les rejets naturels des fleuves, les vents et les vagues ouvrageaient et protégeaient les rivages des côtes comme de véritables travailleurs de la mer  ! Nos anciens les auront laissés intacts et lumineux, larges et généreux. La végétation poussait et osait loin son intrusion vers les sables pour les plus fécondes harmonies. Quant à la vie animale, à la flore : elles étaient exubérantes de profusion, en certains endroits luxuriantes !

Alors, en ces lieux de guerres larvées, nous voulons dire où les Super Frelons, les Hercule C -130, les Rafales et les Mirages 2000 évoluent, au-dessus de ces Réserves naturelles magnifiques, on en profite également pour déchirer la terre, bouleverser la dune, érigé ces remparts dignes des digues les plus moches, sales, compactant algues, déchets en tout genre issus de la mer et des fleuves, ce tuf dur mêlé de galets et de matières plastiques, de pneus, de débris jouxtant de  superbes bois flottés venus s'échouer sur la longue plage. 

Oui, vraiment, la chaise est bien vide !

Le paysage est devenu désolation, l'entrée de la lagune n'accueille pas mais semble rejeter ! Sur des centaines de mètres d'immenses et d'épais remblais informes, défigurant le cadre originel s'imposent, monotones et laids : seules ouvertures vers l'étang dont peut profiter le marcheur ; on a voulu endiguer la poussée de l'eau des tempêtes et des vagues mais cela aura été fait à l'emporte pièce, comme de coutume ! Qui aura commandé pareil aménagement de site dit sensible et sous protection ? Un non - sens, une balafre là où justement nous aurions pu nous attendre à un travail de conception et de génie pareil à celui que tant de cours d'eau et d'étangs ménagent comme au temps des origines.

Et de loin, comme un mirage, flotte la silhouette d'une haute dune dont on aurait parié le charme originel et la parfaite intégration au milieu environnant. Les Photos sont là et parlent suffisemment ! il n'y arien à dire si ce n'est évoquer une réelle politique de la chaise vide où seuls les décideurs oeuvrent maladroitement et se passent, à leur avantage, des précieux conseils et savoirs d'hommes de sciences et de raison éclairés, sûrement compétents.

Et ils sont nombreux ces sites lacustres, ces Graux complètement défoncés pour laisser entrer l'eau de la mer, une fois pour toute, au prix de la destruction du regard antique de la terre à la mer ou l'inverse, de la terre soulevée, déplacée, accumulée avec des imondices ou des monstres, à moindre coût ! là demeurent les racines de l'incurie, : à moindre coût, loin du public, comme si l'isolement devait confiner à la laideur. 

L'avenir sera aux enrochements titanesques et infames des bords de mer, au détournement des vagues endiguées, à l'appauvrissement des cordons sablonneux par sur-exploitation des portions de cours d'eau en amont, vers la valéée, à l'érection de remparts et de digues en lieu et place des splendides dunes naturelles... 

C'est un peu de notre Terre Insulaire à toutes et à tous que l'on bouscule et éventre dans l'indifférence généralisée, pour le porte-monnaie. Il y a tant de choses à faire pour préserver le visage de la terre, certainement pas comme cela est systématiquement entrepris et laissé pour compte une fois détruit

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Tombants de cailloux, de glaise et de déchets versant lagune 

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