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Je laisse à travers ces lignes l'expression non de l'angoisse ou de la crainte
mais de ces visions qui ne tarderont pas à devenir réalités, demain !
Comme une prémonition, un ressenti étrange, un sentiment de déjà vécu
où les Civilisations s'égarent et se perdent en fuyant désespérément
en avant, qui bradent leur milieu de vie pour un mode de subsistance
totalement déséquilibré, à tous les niveaux de l'organisation
et de la production hautement technicisée, à l'encontre des autres règnes !
Il est en l'homme une propension obstinée et infatuée
à ne jamais tirer les leçons de l'histoire, à réitérer de lourdes erreurs,
à perpétuer les causes de ses fautes commises en hauts-lieux...
Et de toujours appréhender le réel à l'aune de la durée, non du temps !
c'est là un anachronisme fondamental ! d'où les répliques de ses forfaits,
l'inexorable fatalité, l'inadéquation de ses solutions dans un système
qui le dépasse sans cesse, l'asservit et le domine, lorsqu'il en devient
le rouage inexorable multipliant à l'infini les dérapages .
Les sommets de l'état incarnent au plus près ces inclinations 
à régner, reproduisant quoiqu'il advienne sous différentes formes
les déséquilibres, poursuivre sur les voies de la surenchère de stratégies suicidaires  et disproportionnées.
Mais de nos jours, la donne et la mise ne feront plus de cadeau
aux grands perdants que sont :
L'air, la terre et l'océan ! L'homme consomme désormais son sursis,
achève de vivre sa légende toute personnelle dont les masses
déroulent aveuglément le tapis rouge de leurs maîtres
à penser et à croire juste ! Cette allégeance dont la Terre assume  les frais
inquiète et fait peur ;  il n'y aurait plus d'autre avenir désormais 
que la décadence rapide du genre humain incapable de se gérer,
la déchéance de la vie sur terre étant amorcée. Les guerres ne sont-elles pas
les prémices, la manifestation désordonnée d'une angoisse latente
qui pèsent déjà en maints endroits du monde, là où la survie exerce
une pression fatale, sans autre issue que le combat pour "inter-agir " ?

 

" Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer
indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »

_ Kenneth E. BOULDING _

§

Comme un Kyrie Eleison pour  la Terre  !

TEMPUS FUGIT 

 


C'est sur la fin de la nuit
A l'aube   au sortir lointain
D'un long voyage
Tout juste éveillé      j'émerge
Comme à l'issue d'un songe
De planète nue      éminemment bleue
Sitôt immergé dans la fournaise
Il me vient des visions
Les étrangetés de ces révélations
Qui m'effraient et me plongent
Dans les arcanes de l'angoisse
Parce que je pressens les affres
D'une terre et d'un ciel meurtris
Qui n'en peuvent plus de souffrir
La foule et ses hydres métalliques
Qui les étouffent et les asphyxient
Pris sous les feux nourris des démons
De la démesure et de la démence
Quand ils nous révèlent violemment
Maints messages dont nous feignons
D'en ignorer la portée et l'urgence
Imminentes
Et qui depuis trop longtemps jalonnent
Les menées insensées d'une fuite éperdue
Suicidaire et mondialement avérée

Que ferons-nous de ces images virtuelles
Inondant l'écran     plus belles que Nature
Quand elles auront à jamais tari la Source
Et les neiges éternelles des glaciers
Emmenés à bord de ce train de la mort
Ô charrois incontrôlables
A outrance arraisonnés
L'ère du capital que je respire revêt
Les lourdeurs acres du métal fondu
Brouillent mes pensers et m'affolent
Le soleil aux rayons de particules mord plus
Qu'il ne dépose sur la peau irradiée
Les effleurements de ses tendres saisons
Les caresses d'un printemps divinement ablué
Aux  suavités d'antan

Des ciels aux manteaux de feu et de cendres
Menacent et déversent une eau acide
Que les arbres épointés rejettent
Du bout de leurs doigts défoliés
Mon immense jardin spirituel
N'est plus que cloaques artificiels
Où le rêve et la colombe assassinées
Reposent sur l'autel d'une mémoire
Parjure à la voie de nos saines racines
A l'âge d'or de toute harmonieuse allégeance
Aux fruits et aux semences de la Terre Sacrée
Que les Montagnes Rocheuses louaient
Jadis au coeur de la prodigalité et de l'azur
Là où les peuples allaient encore  les pieds nus


Ainsi du cours odieux d'une époque  effroyable
Qui n'est plus que labyrinthe létal
Inexorable descente aux enfers
De l'or noir et de la matière pervertie
Livrée aux fumets envahissants
De nouvelles et funestes grilles
Mettant l'homme et la ville à genoux
Face aux diktats intransigeants de l'atome
Qu'engendre la machination de l'argent
Ce monde me fait si peur et ma crainte
Désormais éclaire l'engeance de ces fléaux
Puissé-je ne jamais plus y revenir ni déchoir
Pour y pleurer tant d'espérances flouées

Tandis que marées et canicules hallucinantes
Enténèbrent les horizons de flammes et de sang
Les pluies diluviennes arrachent à la terre
Ses lendemains de fécondes promesses
Mon Dieu qu'avons-nous fait de l'édénique
Planète bleue que tu nous aurais confiée
De cette Raison et des Lumières qui eussent
Sans l'ombre d'un doute    tout en cogitant
Investi les hommes de bonnes volontés
Par-delà les océans les déserts et les monts
Afin qu'à toujours ils eussent parachevé
Tes ineffables oeuvres sans faillir à la paix
Aux noces tutélaires de la mère-nature
Et des Océans

Cet inepte divorce afflige et consterne
Le candide que nous serions tous à l'abri
Des empires et des rois comme des dieux pléthoriques
Ainsi rompt-il à toutes nos alliances passées
Demain nous paieront au prix fort   l'exode fatal
Les terribles désordres sociaux et la sécheresse
Ton élixir ne sera plus que l'ultime trésor à piller
Le reflet de stériles tableaux de chasse
Un négoce meurtrier injustement attribué
Aux derniers des dictateurs

Alors il T'appartiendra de rétablir l'ordre
Du chaos originel      le retour de Genèse
Selon Ta volonté et la loi de l'Univers
Quel germe quel ferment
Quelle alme semence déposer à nos pieds
Lorsque nous croissons hors du chant général
Si loin de l'arbre étouffant le dessein des fleurs
D'un océan de vagues qui ne charriera plus
Que pestilences      les déchets de nos excès
Intronisant d'insanes continents à la dérive

La terre n'en peut plus de  supporter ces fardeaux
Et les mers de subir autant d'assauts       L'air
devenu irrespirable   l'été presque suffocant
Laissent planer le linceul de guerres imminentes
Le chant morbide des hymnes et des armes
tant de catastrophes frappent aveuglément
L'innocent comme les déshérités et la misère
Plus aucune mélodie ne s'élève de l'aurore
Mais les dolentes litanies de la souffrance
Le cri de la haine de la révolte proclamant
De nouvelles aires de crimes et de combats
Sacrés sur le parvis des ventes d'armes juteuses
Ainsi de chuter toujours plus profondément
Là où chacun de tes arpents était invite
Élévation autant de cantiques à l'azur
Louanges à la Lumière comme à " Frère Soleil "

Que t'auront-ils fait mon beau vaisseau
Aux ailes blanches et bleues    dilacérées
Vers quels abîmes sombres-tu isolé du Tout
Qui a ton bord régit ainsi les Commandements
Essentiels au respect de la vie qu'en toute infinité
Tu inities et parfait entre amour et splendeur
Et dont tu découvres chaque jour les revers
Ils se rient de toi   avec les yeux fermés de l'assurance
De l'impudence à te ravir atours et secrets
Le rêve que tu destinais aux découvertes
Se sera métamorphosé en cauchemars
Et tes immensités commuées en lieux communs
Vendus à l'encan      bradés sur les places
D'un vaste marché niant toute source vitale
Où l'humain par trop humain aune les mondes
A sa façon    à la seule  durée qui lui est impartie 
N'en déplaise à la voie des valeurs et de la vertu
A l'Intemporel et au Verbe  Chantre dressé contre toute
Expression et manifestation de la vie

§

 Selon plusieurs études prospectives, trente ans nous séparent du Chaos civilisationnel ! Nous devons changer nos modes de vie et baisser radicalement les niveaux de production, les activités des hommes sous peine d'imploser, de parvenir à un état dramatique de saturation de la planète, à tous les niveaux

ALERTE ET URGENCE 

!

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