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Un regard d'où fusent miasmes et rejets ? 

On a tué un espace de vies et de rencontres ! Il s'y entasse désormais des autos ; enrochements barbares, quais, pontons, ordures, eaux turpides, Tuf, végétation insane ... Ces Sablons offraient jadis par dizaines, sur le pourtour du golfe des havres de paix et de baignades insouciantes magnifiques. La ville a perdu, à la lumière de cet exemple, des Kilomètres d'attraits, de charmes, de particularismes à esquisser et à parfaire loin des clichés et des lieux communs.

L'excellence, les beautés  de la cité ne se fondent pas sur l'exclusive  l'argent, l'appât du gain sans retour sur le cadre de vie, mais sur les pôles de la séduction, du respect de la Nature, de la manne naturelle insulaire dont trop abuse et si peu honore... Récit d'un gâchis galopant et gangrenant la terre !

 

Il fut un Golfe dont on louait la beauté, bien au-delà de la Grande Bleue, jusqu'aux Colonies,  se prennent à dire avec le sourire celles et ceux de l'ancienne Diaspora ! Ils évoquent ainsi le Vietnam, la Baie d'Along, l'Indochine... Soit ! évocation, comparaison  qui eurent  les faveurs de la Nostalgie d'un pays aimé et pourtant tant fui déjà bien  avant les guerres très modernes ... Il y en eu d'autres, plus anciennes, tout aussi barbares et cruelles visant à soumettre l'Entité Insulaire Corse  ; mais passons, là n'est pas le sujet du Post.

Nous vîmes ce Golfe pour la première fois, et d'en parler encore avec les Anciens !  ainsi, en 1963, immersion en terres insulaires ... Les décennies auront passé et avec elles  emporté tout ce que ce Havre de paix, de tranquillité, de beautés ineffables recélait, livrant un inoubliable pourtour de criques blanches, d'eau claire et  translucide, de forêts d'arbres rares et africains jetant leur frondaison au-dessus des flots qu'une brise feutrée  caressait sans fin.

Nous  ne le nommerons point ! c'est ainsi au pays de potentielles représailles, et c'est également :  Hélas ! car de tels forfaits continueront de s'étendre, de porter la gangrène noire et grise - asphalte et béton - partout, jusque dans l'eau. Deux flaux qui   s'entendent parfaitement !  Ici, sur les rives de ce vaste Golfe très fermé, l'esthétique, ou du moins l'authenticité passerait  bien après l'intérêt ! d'abord la monnaie, et pour le reste -  l'Île étant encore  si généreuse - on confie aux clichés, aux plages voisines sur-bondées  le soin de réparer ces bévues orientées plein - pot sur le Fric facile.

De la terre et ses rivages, on ne poserait-on donc  que le regard du profit ?  On brille dedans, dehors on pourrit ce que des millions d'années auront ouvragé ! c'est d'une logique implacable ! parfois le Chant s'élève comme une supplique aux Racines pour dire assez ! ce suffit-il ? Non, nous le pensons plus...

Il fut un Golfe merveilleux où évoluaient  les barques colorées des pêcheurs  ; comme au temps des rivages lacustres, des grandes lagunes et de la pêche artisanale, il y avait les jours avec les nasses, d'autres avec les palangres, ceux des sennes et des filets remontant au petit matin la pêche providentielle et juste mesurée, on dira : les  en-cas de besoins, les faveurs savamment prélevées de la mer dont on veillait la pérennelle bonté.

L'air de la mer était doux, les arbres bruissaient  au-dessus d'un cordon sablonneux si blanc qu'il aveuglait en plein midi. Et c'est ainsi que l'on pouvait imaginer une merveilleuse promenade au clair de lune, le soir, déambulant et musant entre sablons précieux  et délicats, pointes rocheuses, canaux des cours d'eau naturels dévalés des montagnes  proches que la modernité et le nombre pléthorique n'avaient pas encore souillés.

Dominée par des collines boisées, ceinte de vastes horizons et de cimes, cette baie majestueuse et peu profonde offrait depuis les calendes un port naturel remarquable ! Tout sera resté en l'état, juqu'aux années 1970, date de début des hostilités majeures et irrévocables.

En effet, combien de ces petites plages, de ces sablons superbes ornant les pourtours du Golfe auront été dévoyés, rasés, dé-ensablés, comblés de tufs avec force remblais pierreux infâmes afin d'y loger un parking, les roues dans l'eau, une extension de port, une marina, un ponton particulier, tuant là  et à jamais l'aménité du rivage insulaire type, cette quintessence de la naturalité que d'aucuns viennent chercher et trouver encore ici ! 

On ne mesure pas assez les répercussions de ces  dégâts perpétrés par la Finance, les prébendes, les passe-droits nombreux prévalant à toute sorte de respect et de déférence que l'on doit au bien commun, au patrimoine souverain : le visage de la Nature, ces Noces entre la Terre et la Mer qui s'effondrent  depuis l'homme et la ville ...

NB /

Veuillez nous excuser pour les nombreuses fautes d'ortographes présentes et corrigées ce jour au sujet de ce Post ! L'auteur, ne s'étant pas relu, aura fourché sur un clavier défectueux, et, de ne pas se relire, voilà le résultat ! Mille excuses aux Lectrices ( eurs ) ...

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 A SUIVRE / LA PLAGE  LIVREE AUX FUSILS HARPONS /  FOENES

 Imaginons un moment, tous ces petits espaces naturels, ces sablons auréolés de verdure et aux sables blancs, préservés pour y accueillir un public en toutes saisons, là au coeur de la Ville, où prendre un bain, laisser aux enfants la joie de s'ébattre après l'école ! De vrais jardins d'eau  si près de chez soi, devenus aujourd'hui infréquentables parce que détruits et gravement souillés !... Politique de la Ville ça ? Nous vous accordons un Droit de Réponse !

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