BALEINE_BLANCHE_

 

 

Fallait-il attendre la venue de l'homme sur terre pour réguler les innombrables équilibres qui commandent aux  règnes animal et végétal ? Certainement pas ! depuis des millions d'années la planète préside à la pérennité de ce qui nous entoure et nous fonde... Un dangereux prédateur aura infiltré les océans de l'azur désormais acidifié : 

L'HOMME

Nous sommes loin des fantasmes du Capitaine amputé de la jambe et  embarqué sur son vaisseau souhaitant en découdre avec une baleine blanche. Un animal qui lui aurait coûté sa liberté et son autonomie ! Clichés surfaits de ces films aux scénarios infectes exploitant les tréfonds d'une nature humaine partie en guerre contre le règne animal, décidée à la vengeance stérile et stupide... 

Les époques et la conscience, la raison positive ou l'entendement auraient-ils réellement changé, évolué,  se seraient-ils bonifiés avec le temps, ce que l'on appelle con-naissance ? 

Non, nous le pensons pas du tout car, non loin des admirateurs, des amoureux de la nature, des êtres bons et émerveillables. A quelques encablures de ce cortège pacifique qui ouvre une voie d'honneur à la princesse des Océans, il y a la horde jaune  de sauvages qui président encore à une pêche industrielle honteuse et condamnable. Une situation  laissant froids et indifférents les politiques sans états d'âme qui se défendent de verser dans la sensiblerie.

 

Elle est éminemment blanche, inondée de bleu, croisant entre le ciel et les abysses ; et son évent bénit  l'air d'une cène précieuse qui  nous confond jusqu'au frisson et l'émoi. Quel chant, quelle litanie abandonne-t-elle à l'Océan ; une présence étonnement apaisée parmi les hommes : témoigne-t-elle d'un message, d'une supplique ? Serait-elle, en ce solennel théâtre, la preuve que l'on peut encore nourrir l'espoir de toute recouvrance d'un passé de diversité et de splendeur ? 

Rare, rencontre rare, improbable, à l'intime d'une autre dimension, offrande que le temps et l'espace nous accordent en   croisant la route de ce merveilleux cétacé, de ce mamifère comme nous empruntant lui aussi la voie numineuse du ciel, de l'infiniment petit à travers l'infiniment grand.

Viendra un jour, lorsque de la reine des mers ne subsistera plus que l'image ultra haute définition Multi- K !... plus vraie que nature, dans l'océan endeuillé et aux fantastiques migrations assassinées sur l'autel du plus que parfait roi des animaux : 

L'HOMME

 

 

BALEINE_BLANCHE_II_