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 POEME DE L'INTRANQUILITE 

 

Il est des jours pesants
Lorsque le temps à  l'espace
Se heurte               Acides
Qui provoquent l'entendement
Allégeance amère  néantisant
A outrance le cours des heures
Voici alors le prix à payer
Pour embarquer à bord
D'un brin de conscience


Une pensée se recueille
Sur la margelle d'un puit
Approfondit le silence
En son croissant de lune


Les vents d'amont
Ont éclairci les ciels
Mais ils demeurent     souillés
Emportant un souffle brûlant
Les horizons des îles relatent
Un rêve qui n'est plus
Que le reflet des-illusions


Je m'agite     Ébats au coeur
De l'azur traversé de bolides
La mer fronce son regard
Vers les terres envahies
Et meurtries  La richesse
Exacerbée  ne  transige plus  


Je ressens comme un malaise
Ce sentiment de ne plus être
Qu'une ombre hantant les lieux
Où je serais déjà passé
Parce qu'ils auront été depuis
La nuit éternelle en allée


Et face à cette frénésie
D'artifices      Par tant d'agitations
Sursitaires               La liberté
Prend le sombre tournant
De la réclusion
A perpétuité  au verdict  irrévocable


Les hommes se croisent
Ne se parlent plus
Nous sommes   Qui sait    Aurions-nous
Déjà vécu        Verrions-nous
Plus tard         Dans le passé
Antérieur à ce qui devant nous
Se dévoile et nous égare
Ou nous perdrait  avant que de

...

S'extraire                        Oui fuir
Tant qu'il est encore temps
Le présent     S'enfuir de cette geôle
Que le corps ouvrage      sauvagement
Comme une ancre rouillée
Avec force obstination
Raillant la vérité
Des rives et  des rampes en feu
Du paraître et des vanités aisées


S'échapper encore un instant
De son ombre          Gagner
L'essentiel en Esprit
A l'orée de l'âme
D'un  seul mot dépouillé
Et de là recouvrir
Le soupçon d'éternité
D'une histoire sans fin


J'allais comme un souvenir
Lointainement vague
Esquisser la mémoire du vent
Le vol précieux d'une aile
Orpheline       Droit vers  la lumière
J'habitais le visage durable
D'une terre sereine
Aux vantaux de ciels précieux
Tout me parlait d'essences
Et de parfums
D'immortelles
A qui j'avais confié
Le dictamen de ma folie

 

§

MARIN - En première Ecriture -  Pensées en Mer de l'Intranquilité