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Une Sirène nommée SAVINA  

 

Elles seraient innombrables, toutes aussi belles et galbées,   les unes comme les autres. Ainsi des jolies filles, n'est-ce pas,  Michel ?  Nous les eûmes aisément rapprochées d'un rêve, associées au songe plus exactement ; ô paréidolies fascinantes ! combien de fois ne vous aurais-je pas évoquées, cherchées, par-delà  la longue nuit de la mer et de ses hivers !

Au temps, je ne dirais point : " suspend ton vol "  et pourtant,  que d'emports me délivra ce poème, sur les rives d'un lac majeur ...

Et je vais comme je danse sur l'angoisse de la mer,  j'évoque parfois  Nietzsche,  en traversant quelques arpents de folie, au seuil de l'écueil qui bientôt me livrera à  son linceul d'embruns parfumé de sels,  d'iode, là où l'azur berce  de paisibles posidonies !  Quels divins  encens pour monter aux Ciels, ne trouves-tu pas, Frère, toi qui m'aura devancé  ?

Onde de cristal, point n'est besoin de refléter le visage solitaire d'un  Narcisse qui s'esseule :  ce serait d'un banal ! Mais de relater, de témoigner en faveur des charmes de l'azur, du zéphyr, de l'immortelle,  de ces thébaïde qui à quelques brasses se prennent à aimer, à saisir le sens de l'univers comme des plus simples choses.

On prétend qu'un piètre aède s'improvise poétereau, écrivailleur, aux détours du trouble, follement schyzo-tonique ?

Allez savoir, l'humain recèle quelques écrins dérobés où pleurer son mal aux  mondes souillés, abandonner quelques joyaux parmi les perles de l'azur ! 

MARIN - FRERE  SCHYZO - TONIQUE -