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 Dans sa course lente  et basse sur l'horizon, le soleil  emmène avec lui le vent pour se coucher ; au gré des grains sombres, sa lumière va diluviant  les tombants d'une vie à le chercher un peu plus près du ciel, sur la mer ... 

 

 

Tu n'es rien    ter-rien
que l' infime poussière d'étoile
la silhouette en cendre
une volée vannée sur un ciel sans partage
et prompt à tout exaucer
comme le grain happe l'horizon
 et ravine profondément la solitude des rocs

Rends-toi au juste dictamen
d'une conscience lasse
d'arpenter le labyrinthe
des visions lancinantes 
A qui force
les grands espaces
 se donne à la nuit des temps

D'entre le flot ivre de vent
et vos rêves-albatros
tu vas ne laissant plus
de river ton regard à la folie 
au sillage 
des-illusions

Le soleil inonde chacune
de tes vaines et maintes bordées
le vent effane toujours la rose
au soir qui heurte la porte
d'un rendez-vous manqué

Emporte-les   lointain Ponant
là ou l'une de tes lames
ourle un sourire   une pensée
 les comblant de ciels

 

!

MARIN - A bord d'une folie -