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En ces jours si sombres et si lumineux  les ciels posent d'étranges questions, interrogent !  ciels et soleil semblent se cacher, oscillent comme ils vacillent du Levant  jusqu'au Ponant, le temps d'une fenêtre ouverte sur l'espérance, un lendemain de tempête pour la mer apaisée. Le crépuscule à l'aube ressemble de l'autre côté du monde.

Il est des heures si froides aux clartés fulgurantes de la lumière qui s'écoule et sacre les desseins de l'hiver ; un rayon de l'astre de vie suffit à en métamorphoser le cours et le sens, uniment, unitivement.

Il est de célestiels tableaux où le temps semble s'arrêter, comme happé et figé dans l'océan d'un premier regard. Il n'affecte plus  aucune prise sur soi ; et de n'avoir de chemins et de prières que les ciels  de la rude Bora aux vastes quadrans qui défilent en confondant, en affolant  la roue du temps.

Et  l'on se prend  dès lors à nombrer les révolutions de la terre autour du soleil pour se dire qu'en définitive tout aura été qui sera encore et toujours sans faillir à l'intelligence du Tout ; ainsi, ne fais-je-là que  passer ;  j'emporte avec moi l'illusion d'avoir été un instant, nomade_errant_aventurier entre deux rives ...  probable, hypothétique ou tangible rappel à la vie éternelle, poussière ou brin de conscience : qu'importe les mots ! mais de l'empreinte, des sels de la mer, diluviée de larmes immensément pures

!

Pensées en Mer 

 

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