SORTIE_CHAOS__5_

 

Marin
 Vire de bord
Joue la carte du tendre
pour une douce compagne
Fredonnez ensemble
la berceuse  de la mer


Livre - nous 
aux  accords et  aux rimes  de la Lyre
quelques stances fleuries de solitude

Un coeur bat plus fort
si près du ciel
Les vagues ressemblent aux nuages 
encencent l'amour que tu Lui portes
qui va nûment et vous emmène 

 

 

 

NUE_

 

 


Entre mer et ciel dansent 
d'étranges  bleuités
Tout n'est que Souffle
vague   é-vent

Le temps d'un songe vrai 
aux confins de l'extrême 
qui absente  
de l'absolu qui distance
ouïs-tu   l'écho
et ses tombants
de vies lointaines 

Les éléments fulgurés 
allants    l'un à l'autre promis
entonnent indéfiniment
l'hymne de l'Univers
un cantique
éminemment bleu

 Magnificence de cristal
De  célestes écrins
chevauchent  l'infini
à  l'horizon se donnent
par les champs
d'étoiles 
 inlassablement ensemencés 
Ô nitescente Voie qui est la Tienne

Ainsi de  renaître aux noces de la terre et de la mer
aux traits des stylites 
de pierre mordorée
que burine le sel des lames hiémales
dans le tumulte des brisants
louant la vacuité des millénaires


Les métamorphoses
sont de la migration des  oiseaux
peuplent
la légende
et le mythe 

Me dois-je à l'excellence
aux raretés
de ces thébaïdes mouvantes   Arènes
où l'harmonie préside
à l'ordre chaotique des choses
d'en-Haut
perpétuellement ondoyées

Dis-moi        qui
du petit albatros     du rocher
du cimier  d'écume
compatit
à la fortune de mer
à l'onde imprévisible qui tue 
en se dressant
tel  le rouleau de l'océan
Le tourbillon de la nuée 
vaut prémices
de l'Eternel

Tu ne manquerais point  en esprit 
à pareilles complétudes
au temple de la beauté
que le silence accorde
au dénuement des marées
lancées à l'encontre des citadelles éphémères  

Telle une folie
au-delà du paraître
tu t'enfuis
Marin
Par les " clarteuses " bordées
d'une précieuse invite 
tu ne laisses jamais plus d'épuiser  l'ivresse
de ce précieux   absinthe  
aux vertus essentielles
qui te guident 
par-delà  des choeurs nocturnes

Point de verres fumés
ni de prismes qui eussent faussé l'essentiel
violé  la vérité
Aucun artifice 
point d'assistance
l'oriflamme 
la gloire   l'orgueil  le sais-tu  n'auraient ici  guère cours 


Mais de la pureté
de la manne troublante 
que l'on doit au Message Retrouvé
à l'amer
à la douleur safre de l' absence
que les crêtes avalent en chutant
effacent sur le palimpseste de l'oubli

La mise le pari sont à ce prix
qui jouxtent le grand saut
devers le monde
vers l'alme rive
où l'homme sain   
en son âme ici-bas   se devine
en côtoyant à vau l'eau
le mystère
de la résurrection 
dont il aurait  été l'humble fidèle

T'en allant
errant
par le grand bleu
   Solitaire
Que ces mots affectent en naufrageant
le charme et l'ivresse
des profondeurs
Puisqu'il te faut 
embrasser pour la foi 
 plénitude et fidélité
Que ta solitude
en soit la juste propitiation
Ciel à portée de la main

Alors iras-tu  à toujours
plus loin
qu'importe la distance
quand deux pas
ne suffisent plus
à se donner la main
Tu consommeras la vacance
d'un A-Dieu
 délaissant 
les  illusions perdues
éblouit  par la lumière grandissante
d'un sillage épris de liberté 
et d' harmonie océane

§ 

MARIN -  A la solitude qui distance, absente si près de la folie - 

2 ème Ecriture le 02.01.2020 / En cours, à travailler, encore et encore, à bord du délire absinthe

 

 

SOLITUDE_