SUITE

 

de l'Etude et de la Conférence de Thierry HOOLANS, pour une IV ème Partie ! Nous y associerons en toile de fond un peu de Piano, juste pour accompagner ces images sereines qui défilent, en pensant à nos amis les Dauphins, aux Cétacés en règle générale, à tous les Pinnipidés, enfin ces Créatures que l'on se doit de respecter, de regarder le  plus loin possible, sans jamais les déranger ... Ainsi de 

L'ETHOLOGIE

 

LE LIEN FACEBOOK

 

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 Les bruits des différents navires, leur cause :


Moteur cathédrale pour les grands navires
On retrouve partout la cavitation à + - 30000 à 50000 hz à toutes les tailles des navires

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La progression des bruits sous marins anthropique est de 28 x sur 60 ans.

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La vitesse circonférentiel des hélices est énorme au vu du rayon, ce qui provoque de la microcavité.

 

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On ne s'étonnera pas de voir ce sujet traité avec autant de développement et d'importance ! Le son, les nuisances sonores sont l'une des causes premières de pollutions majeures à l'encontre de cet Univers fragile, outre l'acidification des mers et des océans, les dérives de  nos continents plastiques ! Auront-ils mérité cela, après des siècles de chasses atroces 

 

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 CAVITATION 

 

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Facteurs influents

* La VITESSE


Outre le dérangement avec les risques de collisions,  augmentant avec la rapidité, le niveau de bruit croît  avec la vitesse des navires :
Un peut de physique :

tout corps solide se déplaçant dans un fluide provoque un déplacement de ce fluide et ce dernier impose une résistance au déplacement de ce corps solide. Pour que ce dernier subisse moins de résistance, on lui donne une forme dite « Laminaire » aussi appelé

NACA 
La cavitation de certaines coques suivant leurs « vitesse limite de carène », par exemple, ne commence à se produire qu’au-delà de 15 noeuds ce qui correspond également à une vitesse dite biologique. …
Il est démontré que la vitesse est un facteur important dans les niveaux de bruit produits par les navires à moteur plus petits. Puisqu’ils dépassent très rapidement cette vitesse limite de carène et offrent une résistance plus importante. A faible vitesse, ces navires ne sont audibles par des orques que jusqu’à 1 km, alors qu’à grande vitesse, ils s’entendent encore à plus de 16 km.


**Augmentation de la NAVIGATION MONDIALE et du bruit ambiant


En Méditerranée, l’activité de navigation a augmenté progressivement au cours de ces 10
dernières années et on prévoit une augmentation de 18% au cours des prochains 10 ans
(LOYD'S MIU, 2008).

On s’attend également à une augmentation des transits de 23%, et les
navires déployés seront de tailles encore plus importantes (LOYD'S MIU, 2008
).

 

*** Bruit ambiant versus bruit local


Les navires plus petits, pour leurs parts, ne contribuent pas d’une manière importante aux
niveaux de bruit ambiant, mais ils peuvent être des sources locales de pollution sonore
importantes (NRC, 2003).

 

****  Masquage & champ d'écho-location...


Enfin, le bruit local à moyenne fréquence a aussi le potentiel de rendre la localisation
passive de proie plus difficile en masquant les vocalisations des poissons qui émettent sous 1 kHz ( HAVILAND-HOWELL et AL., 2007
).
...

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Hélice partiellement détruite par la cavitation, (vibration capable de séparer les atomes, qui font aussi exploser les cellules vivantes !!! )

 

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DÉRANGEMENTS ET PLUS  


Des recherches scientifiques, de plus en plus nombreuses, confirment que le bruit
anthropique peut provoquer une série d’effets néfastes chez les poissons, les
mammifères marins et autres créatures marines allant de la perturbation jusqu’à
la blessure et au décès.

Trois décennies d’études scientifiques
contrôlées indiquent que le bruit océanique intense nuit aux poissons et par
conséquent aux pêcheries. Jusqu’à présent, les recherches ont décelé
des réactions indésirables au bruit chez 21 espèces de poissons.

Parmi ces effets nuisibles :


  Des lésions graves aux oreilles internes et à l’audition des poissons  ;
 •  Une baisse de 40 à 80% au niveau des prises, signalée près des études
sismiques pour les poissons suivants : la morue, l’aiglefin, le sébaste, le
hareng, le lançon et le merlan bleu ; 

  Perturbation dans la structure des
bancs, le comportement de nage et éventuellement la migration du thon rouge ; 


•  Sécrétion d’hormones de stress chez plusieurs espèces de poissons en présence d’un bruit de navigation ; 


  Altération de l’expression génique dans le cerveau des morues suite à l’exposition au canon à air ; 
  Accélération importante du rythme cardiaque chez le poisson clown
embryonnaire exposé au bruit (  Texte suivant sur dia suivante ) 


 Comportement évasif chez les capelans et les anguilles exposés
au bruit, susceptible d’affecter les activités essentielles du cycle biologique.


Les effets nocifs s’étendent aussi sur les invertébrés commerciaux.

Parmi ces effets :


Une réduction dans la croissance et la reproduction chez les crevettes grises
exposées au bruit !
Organes contusionnés, ovaires anormaux, larves plus petites,
développement retardé et stress chez les crabes des neiges quand ils sont
exposés au bruit sismique ; 

 
•  Plus grande consommation de nourriture et changements
histochimiques chez les homards après l’exposition au bruit sismique...

THIERRY HOOLANS 

 

A SUIVRE PARTIE V  

Nous observons, à la lumière de telles informations, combien la présence, les activités, les dépassements de l'homme et de son industrie peuvent avoir d'impact à la fois sur la faune mais aussi sur la flore océanique

 

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