desert

 

A l'odieuse permanence de la Mort  des Enfants, de la Mort dont la Mer ne veut pas,  qui dérive et plane au-dessus de la Grande Bleue, des Rives du Nil aux rivages lumineux de la Mer Egée et de la Méditerranée ! A l'impermanence des choses  dont  on ne peut détacher le  regard qui tremble de froid pour regagner serein  l'Eau-delà : ce chant qu'accompagne la merveilleuse Simsimyya, ( sorte de Lyre  dont on joue vers le Delta du Nil ), aux portes du Désert, à la naissance de la Mer, de Mare Nostrum dont aurait rêvé comme suit et autres  les  divins desseins 

!

 

Comme un songe
évanescent        une virga 


Une barque au loin
qui dérive sur l'eau
de toute la mer
et du ciel


Que je m'en remette 
à l'univers  étrange
de l'impermanence


Des métamorphoses
aux  lumières fluides
que l'encens des nuages
révèlent  
parmi de fugaces luminances  


Ainsi de la longue houle
aux desseins  du  Parfait
qui passent et qui demeurent
tant océaniens

Les côtes
 le rivage  
orchestrent  et musiquent  le  chaos
de l'immensité en allée 


Ô choeur de la nuit
tempétueuse
le jour ondoyé
des vents
offre à  l'azur 
l'infinité des étoiles
de la rose des sables et des vents 
qui déjà ravissent
et comblent la noce

Noble évasion
que l'inconnaissance
des plus simples choses


Antre  mystère      magie
céleste magistère
Que je me fonde sur l'horizon qui fluctue
Les vastités
s'unissent au Ciel 


Qu'il est doux
que se me confier  
à la source du temps
à la scansion du  ressac
effrangeant l'azur  de mille fleurs ajourées 

Impermanence
Immanence
perpétuels  guides

 Sans les  sens   aussi loin de la raison
par les vires liquides 
au-delà de la  passion 
enchantez-moi


Je vogue par le travers 
des - illusions
 temporelles

Et m'absente de ces entours
grevé de chaînes
et de boulets


M'affranchirais-je de l'ancre
qui me rive
tel un corps-mort
au naufrage de la liberté
au seuil de la vacuité

Au plain-chant   se lient 
 impermanents 
le mot  un  penser


Quête d'idéal
Ailleurs    Eau-delà
fussè-je  encore  ici-bas


Avant que d'être enfin délivré
et de ne jamais plus relater

 

§

MARIN  -  Fragments  & Délires en cours d'acuitisation...

Repris sans y croire le 28.09.19

pendant le décours

Encore une  fois le 15 Janvier 2020 

 

CHAOS_ET_BEAUTE_