DUCKFIRE_SUR_I_SCODI_NERI_

 

 

L'ANGOISSE TROUVE REFUGE

 

Vainc l'angoisse qui vient
frère pèlerin
Les ciels d'en bas
et ses ellipses y pourvoient encore 
Que l'ivresse
entre spires neigeuses des vents 
et galbes safres
défie quiconque
de con-descendre à l'origine
ténébreuse
du létal complot  comme  de l'énigme 
des rocs qui vous honorent


Une lointaine complainte
pour ultime vague
à l'âme
Des nues
archers d'un dolent violon
sur les flots de haines 
apaisent
les brûlures de l'absence
Ô visage
que de jeunes rivages
dans tes yeux à jamais nous lient

L'orbe  sibylline
marin
te réfugie
comme elle illumine
ceux que la réclusion
frappe du commun accord
de la bassesse
et ses certitudes
de-raison

Je vous rejoins    Frère
Antonin et tant d'autres  passeurs
depuis les vires sans issues
de ces mises au ban
que les sans abris   les reclus 
par milliers
éprouvent sans mot dire
en mourant à terre
le coeur fendu
sur le parvis carmin des élites
en cols blancs

Parce que notre  Mal aux Mondes
n'est que de la temporalité des séides
l'Amen des affidés sis
sur les strapontins innombrables
de la vanité et de l'orgueil
toujours
juchés à la droite
des caciques et du clan
Insipides livrées
que ne seriez- vous d'autre

A l'angoisse   je me rive
et m'arrime  Ainsi des charrois de la nuit
sans fond
aux vagues mirages
de nos déserts sans autre horizon
que l'éternité
si vrai si fidèle
Ar-Men
la Pierre diluviée
au-delà de l'enfer des enfers
me guide vers vous
passagers de l'amer

!

MARIN -  Tourments de l'amer -