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Son chant entonne
Océan
depuis l'amer diluvié
au large
lointainement
 Ponant  Levant Autan 
puis il en-ceint le règne
sourd et aveugle
de ses vagues
qui m'absentent
et qui m'obsèdent
en geignant

Ce vent       Alme
souffle
sans coeur ni âme
ne l'ignores-tu pas
nie
les joies de l'oiseau
les peines du migrant
rendus au-delà
par le choeur celé 
des îles
et leurs brisants

Mais de lui être fidèle
s'enivrer de folles risées
en courant
sur les brisées
de la forte mer
sa compagne
par-delà l'horizon
qui cède et s'enfuit
dans l'infinité
de nos jeunes accords
ultramarins
Ô champs des moutons
à la brise qui ondoient

Je m'en retourne
de ce que tu révèles
au pèlerin      au marin
de rudesses comme de charmeresses
désillusions
L'envers de tes beautés
tel un déni
m'est un appel  un cri     obstinant 
 la dénégation qui nous lie
au morfil fumant
des lames perses
 pacifiques et létales à la fois 

Et de ces visages nommés
qui lèvent la foule
innombrable
par la foi du peuple de la mer dressé 
je n'en retiens
que la blancheur
et l'azur    rebelles
tes légers charrois
aux allants féeriques
que le Ciel tout proche
me destine
en esprit
et dont  voici la mise sublimée    la dive livrée de l'azur

§

MARIN -  De l'Amer -  Visions de Gros temps - Solo

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