LA_MER_EST_SON_CHAMPS_

MER-OCEAN 

 

 Laisse jouer la MuziK  lIbRE 

 

Ne laissera-t-il donc  jamais plus de louer
l'ivresse qui de ton chant
nous  gagne        au-delà de l'un  
Mer-Océan      

Ainsi depuis ton choeur qui le fascine 
Les embruns de tes vagues ailées  
lui sont musc   absinthe   rares opiats 
de précieux vagues à l'âme
battant le rappel sourd
d'un  silence qui va
et qui s'égare  par la litanie du ressac

Il court    certes   non de vastes horizons
au-delà des lointains
mais le grain nourri
des folles galernes  des tourbillons blancs
reléguant  le règne des illusions faciles 
Ainsi quête-t-il quelques révélations
qui l'eussent éclairé ou guidé
un peu plus près du Ciel
à bord de tes longues nuits

Quel souffle intemporel  lui insuffle
des mots  qui délirent    ces vertiges solitaires
que les saisons confient à la transe
des oiseaux   aux pèlerins de l'Azur
 Par le  tout qui  migre et transhume 
quelle  belle odyssée naît alors 
esquisse sans fin  tes plaines immensurables 

Ô raison    Que ne seras-tu jamais plus 
de cette oraison      chantre fidèle
Mais vois encore ce que tu révèles
de parjure   par trop couarde 
que tu demeures face  au  verdict immuable de la mer
Te voilà rendue    insanes livrées du sort
félons et  tyrans d'antan

Telle la goutte d'eau dans l'océan
parfait le dessein de l'éternel
lui n'est que poussière       infinité
eau-delà et cendres d'un feu
qui le consume       Et le voilà
déjà coeur de lame brisée     intaille
où divague un camée     Visage
recouvrant le miroir sans tain
des songes é-perdus

A ton chant impalpable  se lie
le filet de la source
l'eau de la roche
l'insaisissable fissure
que la main  ne peut panser
Et la mue fascinante des multitudes
et du cristal qu'il porte
à sa bouche   l'abreuve
de reflets depuis tes filigranes
bleu-de-ciel

Parce que son royaume 
est ton champ   l'âme
un instant éclot 
Il est comme l'on devient
en ton nom
probable passeur     messager
au fil d'ariane qui nous eût rivé
à la mouvance perpétuelle
de tes voies lactées hermétiques

Quelle fascinante harpe
quels haubans  dans le couchant 
jouent une musique tombée du ciel
comme les étoiles des constellations
sur les sables sidérés du désert
tissent l'obscurité froide et cristalline
L'harmonique des vents
sur les cordes frémissantes  de la Lumière s'offre 
au plain-chant des vastités 

!

MARIN - Océanique - L'Océan onirique

En Cours, 2 ème Ecriture le 17.10.2016

3 ème Ecriture le 05.02.17

 

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