PHIKARIA_GROS_

 

Qui pense  DIVERSITÉ  dit RENCONTRE, DÉCOUVERTE, ALLÉGEANCE  à la RÉALITÉ toute naturelle qui nous fonde et nous caractérise ! Il en serait de même quant  aux rapports humains entre eux et /ou avec leurs merveilleux compagnons d'aventures : les " Animaux " ...!

 Mais revenons un moment sur les visages, ces regards réciproques que la Mer et la Terre Insulaires ouvragent, indéfiniment, solennellement, comme s'ils eussent été commandés par  un céleste dessein qui nous échappe... Mystères, oui, énigmes sûrement, car il y a bien là, qui leur sont assujettis, une voie, une source, cette lueur qui vacille loin dans les ténèbres, nous fascine dans le silence recueilli et qui nous ravit. Je dit "  nous ", pour l'avoir parfois évoqué et partagé tout en cheminant  au diapason des mêmes pensées. Et ainsi, d'en arpenter les arcanes, les tombants sublimes, ces figements qui nous regardent passer, jouer, errer, pèlerins malgré soi que l'on demeure entre deux rives ...! 

Qui dit DIVERSITÉ pense ÉCHANGE, PARTAGE, RE-CONNAISSANCE, cherche à se placer désormais sur une vire, des sommets, ces vagues qui nous hissent toujours un peu plus haut afin que nous embrassions des  horizons nombreux, aussi rudes soient-ils, afin de comprendre.

Et d'avoir si peu prise sur le cours du temps tout en usant d'une pratique, - quelle qu'elle soit -,  qui  nous immerge, nous fait entrer de plein-pied dans une  dialectique Individu - Reste du monde des plus prodigues et lumineuses. Ne pas en admettre, en imaginer, en concevoir  les innombrables pans  serait comme incompatible avec ce pacte qui nous unit en actes au  Monde des  Mondes ! Exulter, compatir, être à la fois acteur et " sentinelle " veillant sur un univers de choses essentielles !

Certes, il est là un point de vue tout à fait personnel, circonscrit pour la circonstance autour d'un engagement  total où l'homme, l'adepte se donnerait, se livrerait aux  incertitudes, aux humeurs aveugles et dépossédées d'empathie  de Mer-Océan.

Mais cette démarche, cet égard vis à vis de ce qui nous entoure, si varié, si différent, ce milieu empreint d'éternité, fait de  métamorphoses,  ne saurait nous cacher, nous priver des plus étonnantes féeries que les éléments orchestrent et  conçoivent bien au-delà de tout, de tous.

Dans ce type de "  confrontation " , au départ, qui ne saurait l'être, combien de sujets  auront perdu la vie, la perdront encore ? D'entre le jeu et l'exil des migrants, la mer est là, pregnante, veille et sommeille, impérissable mémoire abreuvée de vivants !

Comment admettre le fait que l'Extrême, l'Exclusivité, l'Abnégation en quête de beauté, de ravissement, de distinction, des plus étonnantes merveilles de la Nature puissent ôter l'existence en quelques secondes ?

Jusqu'où irait donc la mise, le pari, cette aventure ? Le risque est rivé  à même les plus ordinaires habitudes ou à l'extrémité, aux limites de l'extrême folie ?  Après tout, étant égal à lui-même, une fois en mer, en milieu dit périlleux,  " hors-pistes", dit-on, l'avalanche tue et la sentence confine au néant  du futur...

Alors, quitte à miser, à jouer avec le destin, qu'il en fût des domaines du commun  ou de ces terrains d'aventures que l'on croise au terme de l'obstination, de la curiosité, de la découverte, de l'osmose et de la symbiose Homme-Nature, qu'importe ! D'entre les deux, j'opterais sans hésiter pour  quelques destinations qui m'eussent révéler, au seuil du partir, un peu plus de clarté, avec profondeur et déférence, ce quotidien des mondes  qui souffrent alors que je me prendrais à paraître ou à me situer

 

Il me reste à confier mon âme à l'azur. On prétend que les mers tempétueuses seraient miséricordieuses ! Du moins le pensaient les anciens de la marine à voiles, qu'ils fussent à bord de leurs doris ou des grands clippers... Soit ! après tout, que seraient l'Océan, la Mer sans le rêve pacifique, ensemble, de se lier à l'éternel 

?

 

 

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