FASSE_QUE_LA_MER_

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 Vaguer ainsi que  songent 

à perte de vue
ces mots avides de sens
Comment être seul
en foulant la grève
vierge de tout pas
et que l'onde lisse à souhait 

 

 

ECHO_

 allant par la scène tutélaire 

qui nous fascine
tutôyer les étoiles sans nombre

La tempête abandonne au rivage
ce qui en fait le charme  les métamorphoses
de la beauté

 

Sur le sable   l'éternel
égrène comme il calligraphie
le vaste poème de la mer qui passe et s'en revient
à toujours     écho
centaine d'amour immaculée 

Solennellement bleue  et cristalline
l'eau compose
et de l'épure neigeuse que la vague exalte
monte un plain - chant d'orgues marines
La moire métamorphique
de la source  et du feu
me confond

Une aile orpheline
aux merveilleux puffins
se joint     joue à se cacher
au plus près  de la mer opaline
la houle lointaine
s'enivre de vents
alors  le peuple migrateur feint le vagissement des dauphins

Scène régénérante 
où l'âme se  fond
humblement
nûment
A la fois si petit       tellement insignifiant
de passage      je m'illusionne
candide      juste émerveillable
tel l'enfant imagine les Infinis de Pascal

Quant au grain de sable dépoli
que la goutte de pluie 
roule et parfait
à leur pacte lustral    je me soumets
D'entre la survie ou la foule  
condescendant
aux nécessités du hasard
je fais enfin allégeance au Tout

Il n'est de certitude qui vaille
Un mystère règne comme il entonne
le chant  de l'univers
L'océan m'est une cime
un ciel  à portée de la main
qui nous eût ondoyés

Aurais-je rêvé
emprunté un moment
les arcanes  la  souvenance  
de quelque précieuse vérité
J'allais au diapason de l'onde
quêtant cette part de lumière
qui trouble la nuit  et qui nous  unit

C'est étrange   il me semble
avoir déjà été    En mer
d'entre  chaque lame 
découvrir le reflet qui m'eût paru si familier
Ainsi d'un visage depuis l'autre monde
me parle d'une île  que les siècles allègissent 
et se confie

 

§

MARIN - Océanique  -

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